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Boston : revivre, après les attentats

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Boston : revivre, après les attentats

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Une semaine après les attentats de Boston, la vie reprenait son cours ce lundi dans l’agglomération. Dans le quartier de Watertown, la fusillade mortelle entre les terroristes présumés et la police n’a pas laissé que des traces matérielles. Le traumatisme est dans tous les esprits et les langues se délient.

“Il y avait des tirs en continu et des explosions, rapporte Loretta Kehayias, une résidente du quartier. Les explosions ont laissé des trous ici et là. Les autres ont été causés par des balles je crois, et il y avait un fusil là, par terre. Nous avons entendu nos vitres éclater sous les tirs. Il y a des impacts de balles sur la voiture de mon mari et sur la mienne.”

Les motivations des frères Tsarnaev, citoyens américains d’origine tchétchène, restent obscures. Au Daguestan, leur tante refuse de croire en leur culpabilité. Tamerlan, l’aîné, tué jeudi soir, avait séjourné six mois dans la région l’an dernier.

“A ses vêtements et à sa façon de parler, Tamerlan était Américain, se souvient sa tante. Il dénotait parmi nous au début. Et puis nous nous sommes habitués à lui – les gens s’habituent à tout. On n’a plus fait attention au fait qu’il utilisait des mots anglais plutôt que russes, c‘était comme ça.”

Blessé, Djokhar, le cadet, a repris connaissance dans un hôpital de Boston. Du fait de ses blessures à la gorge, il répondrait sporadiquement par écrit aux questions du FBI.