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Lyon, patrie des muralistes


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Lyon, patrie des muralistes

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Les murs de Lyon racontent des histoires, des histoires qui se déroulent dans le temps, dans l’espace, dans les contes et les légendes.

La ville française s’est imposée depuis plus de trois décennies comme un des repères de ces fresques mais aussi de ceux qui les peignent : les muralistes.

Et les demandes vont croissantes avec des villes qui se développent et une vision différente des trompe-l’oeil ou de ces gigantesques illustrations.

En collaboration avec l‘école Emile Cohl l’entreprise CitéCréation leader mondial des murs peints a créé un centre de formation intitulé EcohlCité dont Gilbert Coudène est le cofondateur :

“On n’est pas les artistes, on est des artisans peintres muralistes, c’est très important. Artisans peintres muralistes ça veut dire qu’on est au service du projet, au service d’un milieu, au service des gens. On ne fait pas ce qu’on a vraiment envie de faire, on fait ce que le lieu ou le milieu a besoin et envie de faire. Les murs sont la peau des habitants, vous avez votre première peau qui vous definit mais celle qui vous definit juste après c’est le mur de la maison dans laquelle vous habitez et quand les gens sont bien dans leur peau, bien dans les murs, ils ne se mutilent pas. Quand ils sont bien dans les murs, ils les protègent même et quand a l’inverse de ça vous avez honte de dire ou vous habitez, quand vous êtes stigmatisés par le fait de dire votre adresse à ce moment là, le lieu dans laquelle vous habitez – votre deuxième peau – vous met la honte.”

Pendant les trois années de formation supérieure, les étudiants vont travailler sur, entre autre, les fondamentaux du dessin, les paysages urbains, les trompe l’oeil etc mais aussi sur la réalisation d’un projet muraliste.

Le mur des canuts est une gigantesque fresque murale, peinte en 1987 et qui vient juste d‘être restaurée.

Andrea Bolitho, Euronews :

“Voici l’une des plus grandes fresques au monde. Elle mesure près de 1200 mètres carrés. Huit personnes ont travaillé pendant trois mois à sa troisième version. Comment réaliser une peinture aussi grande ?”

Joëlle Bonhomme est une des confondatrice de CitéCréation. Elle est aussi directrice artistique du site :
“En fait je pense que le plus difficile c’est de travailler en hiver sur façade en plein nord, jamais de soleil. Il ne faut pas avoir le vertige, il faut être à l’aise en hauteur, mais quand on fait un métier comme ca
c’est presque naturel de grimper sur des échafaudages. On a eu envie de la faire évoluer comme la ville évolue autours de ce mur peint.”

Témoin de cette évolution la famille Carbonare qui a figuré d’une façon ou d’une autre sur les trois versions de la fresque.

“Dans le premier mur, explique le père, je suis seul avec le vélo sur le dos et en 1996 donc nous avions notre première fille qui a maintenant 16 ans et qui elle était integrée dans le mur, mais il manquait encore le fils qui depuis est né et maintenant a 12 ans il va être sur le nouveau mur.

“L’autre mur, constate le garçon, je n‘étais pas dessus, il n’ y avait que mes parents et ma soeur quand elle était toute petite. Je voyais toute ma famille sauf moi et ca me faisait un petit peu bizarre.”

“On a grandi depuis, dit la fille Carbonare, j’ai fait du chemin et je me retrouve avec mes révisions et mon cahier au lycée.”

Et quand la mère regarde la fresque : “Aujourd’hui on est une famille avec deux adolescents, ça c’est vraiment chouette de voir cette évolution.”

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