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Aller simple pour Mars

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Aller simple pour Mars

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Ah, Mars… ses tempêtes de poussière, ses -60 degrés, son dioxyde de carbone ambiant…. Qui ne rêverait-pas d’aller s’y installer ?

C’est ce qu’espère un groupe non-lucratif de néerlandais qui viennent de lancer un appel à volontaires pour un départ en 2022.

Bas Lansdorp, PDG et co-fondateur de Mars One : “Aujourd’hui la fondation Mars One commence ses recherches pour les futurs habitants de la planète Mars. Nous cherchons des gens de toutes nationalités qui veulent aller habiter sur Mars.”

Seules contraintes : avoir plus de 18 ans et se débrouiller en anglais. Ah oui… et ne jamais revenir sur terre…
Les organisateurs ont estimé que le retour couterait trop cher.

Bas Lansdorp, PDG et co-fondateur de Mars One : “Nos experts vont déterminer qui est assez bon et qui ne l’est pas. Mais après cela, quand nous aurons constitué un grand groupe de gens qui ont tous le niveau, nous demanderons au public de nous aider, par un processus démocratique, à choisir qui partira. Pour nous cette élection est encore plus importante que celle du président.”

Ils sont déjà 10 000 à avoir postulé dont Stephan, 44 ans, pilote instructeur. Mars One attend un million de candidatures

Stephan Günthe, candidat : “Physiquement et mentalement je suis en pleine forme, prêt à partir. Bien sur, ce n’est pas clair pour moi à l’instant comment la sélection va se passer. Cela dépend de plusieurs facteurs, j’espère juste que j’aurai toutes mes chances.”

Ceux qui ont toujours hésité entre devenir star de télé ou cosmonaute sont comblés. Pour obtenir les 6 milliards de dollars nécessaires, une émission de téléréalité diffusera tout, de la sélection à l’arrivée.

Adam Baker, professeur en ingénierie de l’espace à l’Université de Kingston :“Envoyer des gens là-bas avec de quoi rester en vie : de la nourriture, de l’oxygène, toutes les choses dont ils auront besoin – des livres, des divertissements, des moyens de communication et des moyens de subvenir eux-même à leurs besoins aux fils des ans… c’est un défi énorme, la taille du vaisseau nécessaire pour cela serait absolument colossale.”

Sans parler du débat éthique que risque de créer l’envoi de 24 personnes en exil spatial à 225 millions de km de chez eux.