DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

L'Europe sonne le glas de sa politique d'austérité


Le bureau de Bruxelles

L'Europe sonne le glas de sa politique d'austérité

Depuis le début de la crise, la confiance en l’Union européenne a dégringolé. Moins 32 points en France, moins 49 points en Allemagne, moins 52 points en Italie. Bref le sentiment eurosceptique se propage à travers toute l’Europe. La faute aux politiques d’austérité. Et pour la première fois, le Président de la Commission européenne reconnaît leurs limites …

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne
“ Bien sûr que nous sommes préoccupés par la situation sociale actuelle – il y a un risque de division. En même temps, nous devons être clair et honnête : ce n’est pas l’Europe qui a créé cette crise, cette crise a été créé, sur les marchés financiers, par des comportements irresponsables, ou parfois au niveau national, à cause d’un niveau de dette insoutenable “.

Le niveau de dette dans les pays européens a flambé ces derniers mois en dépit de l’austérité. C’est le cas dans 21 des 27 Etats membres. Mais pour cet économiste tchèque, le mal ne réside pas dans le projet européen. Bien au contraire…

Tomáš Sedláček, économiste
“ Si nous n’avions pas eu l’Union européenne, on aurait quand même eu, de l’austérité et les pays auraient tout de même fait faillite, et ces faillites auraient été bien plus graves parce que les autres pays n’auraient peut-être pas aidé leurs voisins comme ils sont entrain de le faire. Ce n’est que parce que nous sommes ensemble et que les pays sont prêts à s’entraider que nous ne perdons pas d’argent de manière directe “.

Après les Etats-Unis, le Fonds monétaire international, le Président de la Commission européenne, ils sont donc de plus en plus nombreux
à évoquer l’idée d’une modération des mesures d’autérité en Europe. A l’instar de cet expert qui veut investir dans la croissance…

Karl Aiginger, Institut autrichien de recherches économiques
“ Il ne faut pas se concenter uniquement sur l‘équilibre budgétaire. Mais il faut réduire les dépenses qui ne créent pas de croissance et augmenter les dépenses d’avenir, pour l’emploi et pour la compétitivité. S’agissant des impôts, il faut diminuer les impôts destructeurs d’emplois – comme les taxes sur le travail, et augmenter ceux qui ne sont pas dommageables pour la croissance comme les impôts fonciers par exemple “.

A un an des prochaines élections européennes, la politique de l’Union semble donc de plus en remise en question.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

Le bureau de Bruxelles

Migrants : une manifestation pour interpeller l'Europe forteresse