DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Entre colère et espoir, l'impatience des Bangladais


Bangladesh

Entre colère et espoir, l'impatience des Bangladais

Les Bangladais laissent éclater leur colère : des ouvriers ont attaqué des usines et brûlé des pneus sur la route, à Savar, non loin de l’endroit où s’est effondré un immeuble de huit étages abritant des ateliers de confection, mercredi.
Les syndicats ont, eux, appelé à la grève.

Cette catastrophe industrielle a remis en lumière un problème criant dans le pays : celui des conditions de travail des ouvriers du textile, la confection étant le moteur de l‘économie du Bangladesh.

Deux ingénieurs qui avaient certifié que le bâtiment ne présentait pas de danger, mardi soir, ont été arrêtés ainsi que deux propriétaires d’ateliers de confection de l’immeuble. Ils sont poursuivis pour “homicides dus à la négligence”. Le propriétaire de l’immeuble est lui toujours en fuite.

Au moins 351 personnes sont décédées et plus de 1200 ont été blessées selon un bilan toujours provisoire.

Les sauveteurs continuent leur travail de fourmi malgré l’odeur pestilentielle des corps en décomposition.

Mais les proches des victimes continuent d’espérer car encore près de 30 survivants ont pu être sortis des décombres ce samedi.

“C’est ma femme, je viens de l’avoir au téléphone, elle est en vie, elle est allongée avec trois autres personnes, elles sont toujours en vie !”, s’exclame cet homme.

Un autre bâtiment proche du site a été fermé après l’apparition de fissures.

Les ouvriers du textile, qui travaillent principalement pour des marques de vêtements occidentales, sont payés moins de 30 euros par mois, au Bangladesh.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

En Allemagne, sociaux-démocrates et Verts déterminés à faire tomber ensemble la chancelière Merkel