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Fin des recherches au Bangladesh, l'espoir anéanti

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Fin des recherches au Bangladesh, l'espoir anéanti

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Elle est venue constater l’ampleur des dégâts, sur le site du pire accident dans l’histoire industrielle du Bangladesh : la Première ministre a inspecté les ruines de l’usine textile où plus de 380 ouvriers ont perdu la vie mercredi. Les grues sont entrées en action ce matin près de Dacca pour déblayer les gravats de l’immeuble qui s’est effondré. Il n’y a plus d’espoir de retrouver des survivants

“J’ai perdu ma fille, dit Hajrea Begum en pleurant. Maintenant qu’elle est morte, comment notre famille va-t-elle survivre ? Elle seule travaillait: son père est devenu fou.”

“J‘étais au troisième étage. Après l’accident je suis restée trois jours à l’intérieur, sur le sol, inconsciente. et puis on m’a secourue et emmenée à l’hôpital. Quand j’a repris connaissance, dit Sonali, j’ai vu que ma mère n‘était pas là. Elle travaillait avec moi à l’usine. Elle a disparu. Si je ne peux pas la revoir vivante, j’aimerais au moins voir son corps.”

L’effondrement a fait aussi un millier de blessés, en majorité des femmes, travaillant pour moins de 40 dollars par mois pour des marques occidentales.
Un des patrons de l’usine, un Espagnol, accusé n°1, est activement recherché.