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Grèce : saignée dans la fonction publique


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Grèce : saignée dans la fonction publique

Athènes va renvoyer 15.000 fonctionnaires d’ici fin 2014, la condition sine qua non posée par la troïka au débloquage d’une nouvelle tranche de prêts de 8,8 milliards d’euros.

Sont principalement visés les fonctionnaires sanctionnés pour corruption ou incompétence, mais aussi ceux approchant de l‘âge de la retraite. La mesure divise les Grecs.

“Ecoutez, ceux qui ont obtenu leur poste sur la base de CV falsifiés ou grâce à des contacts politiques doivent partir. Il est grand temps de mettre un terme à ces pratiques honteuses,” estime Christos Hatzyiliades, un retraité rencontré dans les rues d’Athènes.

“Les licenciements ne sont jamais de bonne augure. Quel type de croissance pouvons-nous envisager avec encore moins de consommateurs ?” s’inquiète Michalis Dais, un autre habitant de la capitale.

La restructuration du secteur public a été votée hier soir par les députés dans le cadre d’un nouveau paquet de mesures d’austérité, dont la réduction du salaire minimum. La confédération des fonctionnaires, Adedy, avait appelé à une grande mobilisation devant le parlement, mais seuls 800 manifestants ont répondu présents.

Depuis 2010, l’Union européenne et le FMI ont alloué 240 milliards d’euros à la Grèce pour lui éviter la faillite.

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