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Condamné pour vente de faux détecteurs de bombes à l'ONU

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Condamné pour vente de faux détecteurs de bombes à l'ONU

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Un homme d’affaire britannique a été condamné jeudi à dix ans de prison. La justice de son pays lui reproche d’avoir vendu, pendant des années, de faux détecteurs de bombes à de nombreux pays, ainsi qu’aux Nations unies. Il comparaissait pour mise en danger d’autrui à but lucratif.

James McCormick, 56 ans, a fabriqué et vendu ces faux détecteurs à des pays où le risque d’attentats à la bombe est élevé. Il assurait que ces appareils permettaient de détecter des explosifs. Les appareils étaient, en fait, créés à partir de simple détecteurs de métaux d’une valeur d‘à peine 20 $.

Le Britannique vendait ses faux détecteurs jusqu‘à 50 000 euros l’unité. Son chiffre d’affaire s‘élève à plus de 40 millions de dollars en Irak, selon la police. C’est dans ce pays que ces ventes ont été le plus importantes puisqu’il a vendu 6 000 détecteurs.

Le juge Richard Hone a déclaré devant la Cour de Londres que l’accusé avait “du sang sur les mains”. Il a dénoncé “des bénéfices scandaleux et obscènes”. Selon le juge, les dispositifs inutiles vendus par l’homme d’affaire ont créé un faux sentiment de sécurité qui aurait contribué à la mort de nombreux innocents.

Lors du procès, le fraudeur a reconnu avoir vendu des détecteurs au Kenya, à Hong-Kong, à l’armée égyptienne, ainsi qu’au Niger, à la Géorgie et à la police thaïlandaise.

Pour sa défense, McCormick a assuré n’avoir “jamais reçu de résultats négatifs” de la part de ses clients.

(Avec agences)