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Journée mondiale de la liberté de la presse: la Syrie dans le viseur

A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’ONG Reporter sans frontières a dévoilé sa liste des “prédateurs de la liberté d’informer”, ceux qui entravent le travail des journalistes, ce vendredi 3 mai. Avec en première ligne la Corée du Nord, la Russie, l’Iran et bien sûr la Syrie, qui est devenu la pays le plus dangereux pour les journalistes avec 39 tués en 2012. Le directeur général d’RSF Christophe Deloire dénonce des hypocrisies: “On s’aperçoit que même des pays qui vantent la liberté de la presse, lorsqu’il s’agit de leurs alliés, s’abstiennent de toute dénonciation.”

D’après Reporters sans Frontières, dix neuf journalistes ont été tués depuis le mois de janvier, et quatre vingt-dix sont morts l’an dernier. Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a donc exhorté tous les pays à garantir la liberté de la presse sur le terrain, en accord avec le plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité. “En plus de ceux qui payent de leur vie, des centaines d’autres journalistes sont détenus. Beaucoup croupissent en prison depuis des années dans des conditions terribles, après des simulacres de procès et des preuves falsifiées. Je condamne ce types d’attaques et de répression” at-til déclaré.

Si RSF a ajouté cinq noms à sa liste de prédateurs de la liberté de l’information, dont le nouveau président chinois Xi Jinping et les Frères musulmans en Egypte, 2013 apporte tout de même son lot de bonnes nouvelles. En Birmanie, de nombreux journaux privés ont pu être à nouveau publiés après 50 ans de censure et de monopole d’Etat.

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