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"Le deuil sied à Électre", dernière pièce pour le directeur artistique du Théâtre national d'Athènes


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"Le deuil sied à Électre", dernière pièce pour le directeur artistique du Théâtre national d'Athènes

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Le Théâtre National d’Athènes présente l’une de plus grandes oeuvres du 20ème siècle, “Le deuil sied à Électre”, une trilogie de l’Américain Eugene O’Neill, composée de trois pièces de théâtre.

Il est présenté sous la direction du metteur en scène Yannis Houvardas aussi directeur artistique du Théâtre National d’Athènes.

La trilogie est une adaptation de l’Orestie d’Eschyle, placée dans le contexte d’une grande famille de la côte Est des États-Unis au lendemain de la Guerre de Sécession.

La performance rencontre un franc succès.

“Le deuil sied à Électre” est une adaptation de l’Orestie d’Eschyle.Nous l’avons choisi pour cela mais la raison la plus importante est que le jeu, en son coeur, traite du thème de la famille. La destruction de la famille de Mannon et les relations tendues entre ses membres expliquent à mon sens plusieurs des tortures que nous avons vécu en tant que nation et que nous continuons à supporter”, explique
Yannis Houvardas.

Dans les trois pièces, les héros étouffent sous des lois très strictes, le puritanisme et une société pleine de rigidité.

“Les personnages sont contraints de vivre leur vie de cette façon.
Au lieu de se concentrer sur l’existence réelle et la beauté de l’amour, la liberté et la joie qui les entourent, ils s’empêtrent dans les lois imposées par cette société, par les structures religieuses et sociales très strictes. Il en résulte une existence dans des conditions très morbides”, détaille l’actrice Karyofyllia Karabeti qui interprète Christine Mannon.

“La pièce parle de responsabilités, à propos de notre sort, celui qu’on ne peut pas éviter. Mais surtout, elle parle de la vie que nous n’avons pas vécue. C’est notre tendance suicidaire, ne pas regarder en haut vers le ciel, mais sauter par-dessus la falaise. C’est pourquoi ce jeu nous concerne. C’est la nature humaine. Nous pensons tous à la mort, quand nous sommes encore vivants”, ajoute l’acteur Christos Loulis, Orin Mannon dans la pièce.

Maria Protopappa a essayé de comprendre et d’interpréter le rôle de Lavinia, la fille de la famille, en mettant l’accent sur ​​les aspects négatifs de son caractère, quand elle était plus jeune.

“Je me suis concentrée sur les aspects négatifs de mon personnage, en particulier certaines caractéristiques, que je possédais étant plus jeune. Comme elle, j’aimais beaucoup la perfection. J’aimais à penser d’une manière très absolue. Tout était ou tout noir ou tout blanc. J’ai essayé ensuite de trouver un déterminisme absolu de la vie, la façon dont tout le monde doit vivre sa vie. Je pensais qu’il devait y avoir une loi très stricte, Un manuel de la façon dont vous pouvez vivre votre vie au mieux”, explique Maria Protopappa .

La dernière représentation de “Le deuil sied à Électre” aura lieu le 19 mai. Deux jours avant, le contrat du directeur artistique du Théâtre national d’Athène prendra fin. Personne ne sait encore qui succèdera à Yannis Houvardas.

Yorgos Mitropoulos, euronews:
“Ce sera donc le dernier spectacle de Yannis Houvardas en tant que directeur artistique du Théâtre national d’Athènes. L’heure est au changement pour l‘établissement et personne ne sait de quoi l’avenir sera fait”.

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