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Pour l'ancien ministre de Margaret Thatcher, "le Royaume-Uni doit sortir de l'Union Européenne"

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Pour l'ancien ministre de Margaret Thatcher, "le Royaume-Uni doit sortir de l'Union Européenne"

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Nouvelle polémique outre-Manche. L’ancien ministre des finances de Margaret Thatcher refait parler de lui en se prononçant ouvertement pour une sortie de l’UE. Nigel Lawson considère que la tentative du Premier ministre, David Cameron, pour “reprendre le pouvoir sur l’Union Européenne” est “vouée à l‘échec”. L’ex-Chancelier de l‘Échiquier estime donc que le pays n’a pas d’autre solution que de quitter l’UE.

Nigel Lawson est le plus ancien des conservateurs à plaider pour une sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. Il fut chargé du ministère des finances sous Margaret Thatcher de 1983 à 1989. Le Tory a qualifié l’UE de “monstruosité bureaucratique” et dénoncé un marché unique qui affaiblit l‘économie du Royaume-Uni depuis 40 ans. Selon lui, l’union monétaire, dont le pays ne fait pas partie, a “considérablement changé la nature de l’Union Européenne” et “énormément marginalisé” la péninsule britannique.

“Time to quit”

Ses propos interviennent alors que David Cameron a affirmé, en janvier dernier, qu’il renégocierait les traités sur l’adhésion du Royaume-Uni, il y a 40 ans. En cas de réélection en 2015, le chef du gouvernement britannique a également promis aux Britanniques de décider par référendum s’ils souhaitaient rester dans l’Union européenne.

L’UKIP, le parti eurosceptique britannique, applaudit les déclarations de Lawson parues ce matin dans le Times qui “légitiment la position de l’UKIP et exposent les sérieuses divisions présentes au sein du parti des Tories”, selon Nigel Farage, son leader.

Même son de cloche chez les Démocrates-libéraux qui constitue une coalition avec les Conservateurs au Parlement britannique. Le vice-Premier ministre, Nick Clegg, pointe du doigt les divisions du parti et affirme que “les Conservateurs tentent de s’arranger avec UKIP et c’est pour ca qu’ils n’arrêtent pas de changer d’avis”. Le leader des Démocrates-libéraux estime que le Royaume-Uni “ne doit pas tourner le dos à l’Europe, car cela rendrait le pays moins en sécurité et moins prospère”.

Il y a quelques jours, les élections municipales ont observé une forte percée du Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (Ukip).

La dernière intervention de celui qui garde un réseau d’influence puissant au sein du Parti conservateur sonne donc comme un nouveau coup de pression sur le chef du gouvernement. Le parti au pouvoir doit désormais composer avec ce nouveau courant anti-européen s’il veut rester majoritaire aux prochaines législatives de 2015.