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L'hommage au Dieu grec du basket-ball

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L'hommage au Dieu grec du basket-ball

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En Grèce, Nick Galis est toujours vénéré comme un Dieu vivant vingt ans ou presque après son retrait des parquets. Le meilleur basketteur de l’histoire du pays a été acclamé ce mercredi par 6.000 personnes réunies à Thessalonique, où le palais des sports a été rebaptisé en son nom. Un hommage qui a ému aux larmes celui qui, lorsqu’il jouait pour l’Aris, ne laissait rien paraître de ses sentiments.

Nick Galis : “Quand je suis entré et que j’ai senti l’amour des fans, je n’ai pas pu résister. Tous ces moments étaient formidables : mon maillot hissé au plafond, le nouveau nom donné à la salle, etc. C’est une nuit que je n’oublierais jamais aussi longtemps que je vivrais.”

A son apogée, les cinémas et les théâtres vendaient des places à tarif réduit les jours de match car tout le monde suivait ses performances à la télévision. Bref, il était une source d’inspiration, selon le légendaire entraîneur Zeljko Obradovic, qui a gagné 8 Ligues des champions à la tête de 4 clubs différents.

Zeljko Obradovic : “Beaucoup d’enfants ont commencé à jouer au basket uniquement grâce à lui. Sa contribution au basket européen est énorme. Une fois de plus, je veux le remercier pour tout ce qu’il a fait en général pour le basket-ball.”

Et plus personne au sein de l’Aris Salonique ne pourra désormais porter le maillot floqué du numéro 6, un maillot signé par le héros de la soirée avant d‘être hissé sous les cintres de la salle Nick Galis.

Audie Norris est un ancien joueur du Barça : “Je ne pourrais jamais oublier son nom tant que je vivrais car mon fils aussi s’appelle Nikos. C’est vrai que je l’ai appelé Nikos à cause de Nick Galis. J’ai beaucoup de respect pour cet homme, aussi bien pour la personne que pour le joueur.”

Un joueur hors-normes qui a offert au basket grec son premier titre de champion d’Europe en 1987 en marquant 40 points en finale contre l’URSS. Nick Galis, qui est né à New-York, qui a étudié aux Etats-Unis, et qui était surnommé “le Gangster” ou “Iron Man”, aurait pu jouer en NBA puisqu’il a été drafté par les Boston Celtics en 1979.

Notre envoyée spéciale Katerina Anastasopoulou : “Nick Galis a pu voir ce soir que le temps n’a pas altéré le respect que la crème des joueurs européens a pour lui. L‘évènement qui a eu lieu ici, au sein du complexe Alexandre le Grand, a plongé plus de 6.000 fans quelques deux décennies en arrière”.