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Le Brésil n'est toujours pas prêt

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Le Brésil n'est toujours pas prêt

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Le compte à rebours a débuté au Brésil avant la Coupe des Confédérations,entre les 15 et 30 juin, qui servira de répétition grandeur nature à la Coupe du Monde 2014 que le pays se prépare à accueillir.
La Seleçao, l‘équipe nationale, sera habitée d’une ambition ultime : soulever le trophée à domicile ce que leurs prédécesseurs n’avaient su faire en 1950, s’inclinant au Maracana 2-1 lors du match décisif face à l’Uruguay.

“Pour nous, ce mondial sera encore plus important car il aura lieu dans notre pays, explique Neymar, le nouveau prodige brésilien.Nous aurons une énorme responsabilité à tous les niveaux, la pression sera plus grande que pour les autres. Mais nous sommes préparés à tout ça.”

Si tous les Brésiliens rêvent d’une sixième victoire en Coupe du Monde, le pays a encore beaucoup d’objectifs et de promesses à remplir afin de tenir son rang.
Aucun des stades n’a été terminé à temps, la date de livraison du Maracanã ayant même été reportée à trois reprises. Le stade doit être livré à la FIFA le 24 mai, mais ce n’est pas encore certain

Et les six enceintes qui vont accueillir la Coupe des Confédérations doivent encore être modifiées : les bancs des remplaçants, par exemple, ne respectent pas les normes de la FIFA. Le stade de Belo Horizonte est confronté à des problèmes d’accessibilité et il pourrait être privé de la compétition. Le stade de Brazilia, censé recevoir le match d’ouverture, n’est pas encore prêt et la FIFA a déjà pensé organiser finalement ce tournoi dans seulement cinq stades au lieu de six, ce que se refuse à envisager les différents responsables brésiliens : “Nous avons décidé d’organiser la coupe des confédérations dans six villes, donc nous n’avons pas d’autres options, ni de plan B “, explique Ricardo Trade, le président du comité d’organisation.

Les travaux sont longs et difficiles, ce qui exapère le peuple brésilien :“La Coupe du Monde ne sera pas pour les Brésiliens, uniquement pour les touristes, réagit ainsi un habitant. Ils préparent de nouvelles infrasctrucures et de nouveaux stades qui ne seront pas utiles ensuite pour les populations et qui ne seront pas prêts à temps.”

Outre les controverses au sujet des retards des stades, l’organisation est confrontée à une autre difficulté quant à la géographie des villes hôtes. Alors que des pays comme les Etats-Unis, l’Afrique du Suf avaient organisés la Coupe du Monde avec neuf ou dix stades au maximum, le Brésil insiste sur la nécessité d’en avoir douze :“Nous voulons organiser la Coupe du Monde dans 12 villes car nous sommes un pays continental, nous ne sommes pas seulement Rio de Janeiro et São Paulo, argumente Ricardo Trade, le président du comité local d’organisation. Donc nous allons montrer au monde le Pantanal (l’Etat du Mato Grosso), Manaus (Amazonie) qui sont des villes fantastiques, en voie de disparition aux yeux du monde entier.”

Une décision critiquée à l’intérieur même du pays : “Les stades de Brasília, de Mato Grosso, de Manaus et de Natal sont des stades inutiles, réagit l’ancien buteur Romario, aujourd’hui reconverti dans la politique. Le gouvernement va dépenser 400 millions d’euros dans chacun de ces stades alors qu’après la Coupe du Monde, ils n’accueilleront pas de compétition de football.”

Le rêve de la grande finale de la Coupe du Monde au Maracanã est s’est éloigné de la population. Les Brésiliens sont fatigués des controverses concernant les stades, les investissements et les travaux publics en retards dans les villes.

“La population brésilienne n’est pas active. Les gens sont très pessimistes et je vois pas comme cela pourrait changer d’un an”, s’inquiète Zico, qui trouve néanmoins un motif d’espoir : “Sauf si l‘équipe nationale recommence à bien jouer et à gagner.”