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David Cameron face à une rébellion parlementaire sur l'UE

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David Cameron face à une rébellion parlementaire sur l'UE

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Le Premier ministre britannique David Cameron se prépare à affronter une nouvelle rébellion au sein du Parlement. Le chef du gouvernement a promis d’organiser un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE avant la fin de 2017 s’il était réélu. Depuis, il est soumis à une pression grandissante des eurosceptiques de son camp qui réclament des garanties sur la tenue de cette consultation.
En janvier dernier, Cameron a promis d’organiser le référendum tout en appelant à recentrer la relation de son pays avec l’UE autour du marché unique.
« Il est temps que les Britanniques aient leur mot à dire. Nous leur offrirons un référendum avec un choix très simple : rester au sein de l’UE sur cette nouvelle base ou en sortir complètement », a-t-il dit en soulignant “le désenchantement de l’opinion publique à l‘égard de Bruxelles ». « Si nous quittons l’Union européenne, ce sera un aller simple, sans retour. Mais je ne souhaite pas que cela arrive, je veux que l’Europe soit un succès », a-t-il ajouté en janvier.
L’agenda du gouvernement, présenté le 8 mai dernier, ne contient pourtant aucun projet de loi scellant l’organisation d’un référendum sur l’UE, ce qui explique le mécontentement des eurosceptiques de son parti. C’est la raison pour laquelle ils ont présenté une motion à la Chambre des Communes (chambre basse du parlement). Un vote symbolique sur cette motion pourrait avoir lieu mardi ou mercredi prochains.

“Les électeurs britanniques sont profondément sceptiques quant aux promesses des hommes politiques sur l’Europe. Trop nombreuses sont restées lettre morte dans le passé”, a expliqué John Baron, l’un des députés à l’origine de la motion, dans le Sunday Telegraph. « L’adoption par ce parlement d’une loi ouvrant la voie à un référendum lors de la prochaine législature serait une façon concrète de démontrer le sérieux des intentions du Premier ministre», a-t-il ajouté.

Selon le sondage publié le 8 mai dernier, 46% des Britanniques souhaitent une sortie de l’UE, contre 35% qui préféreraient y rester.
Alors que les journaux britanniques titraient dimanche sur “la guerre civile” qui agite le parti Tory, plusieurs membres du gouvernement ont déjà exprimé leur soutien au Premier ministre. Selon la presse, le vote de la motion sera seulement symbolique et a peu de chance de remporter le soutien de plus de 100 députés soit d’un tiers des effectifs conservateurs à la Chambre des Communes.