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Hong Kong : la justice autorise une transsexuelle à se marier

Le 13 mai 2013, la cour d’appel de la ville a autorisé une transsexuelle à épouser son compagnon, revenant ainsi sur les précédentes décisions de justice qui soulignaient que la loi dans ce territoire n’autorisait le mariage qu’entre deux personnes nées de sexe opposé.

Âgée d’une trentaine d’année, la plaignante « W » – une identité adoptée pour garantir son anonymat – a changé de sexe il y a cinq ans. Un changement de sexe que la loi hongkongaise avait acté en l’autorisant même à détenir des documents officiels sous une identité féminine.

Pourtant, en 2008, le bureau des mariages avait refusé de marier « W » sous prétexte que son certificat de naissance spécifiait qu’elle était un homme.

Cinq ans plus tard, la cour d’appel a estimé « contraire aux principes de se baser uniquement sur les caractéristiques biologiques au moment de la naissance ». Selon les juges, la nature du mariage en tant qu’institution sociale a « subi des changements profonds » dans le Hong Kong d’aujourd’hui.

Cette décision historique est considérée dans la région administrative spéciale comme un véritable tournant, signe d’un progrès sur la voie de la reconnaissance des minorités sexuelles ainsi que de leurs droits.

Dans un communiqué lu par son avocat « W » a déclaré : « j’ai vécu toute ma vie en tant que femme et ai été traitée comme une femme, sauf sur un point : je n’avais pas le droit de me marier. Cette décision rectifie quelque chose qui était injuste ».

Cette décision de justice donne également de l’espoir quant à la légalisation du mariage des personnes du même sexe à Hong Kong. C’est ce qu’a déclaré Waiwai Yeo de la coalition des femmes de Hong Kong, qui représente les femmes lesbiennes, bisexuelles et transsexuelles. Selon elle, environ 200 personnes ont subi une chirurgie de changement de sexe à Hong Kong. Ce chiffre risque tout de même de ne pas représenter la réalité de la situation car un bon nombre de personnes cherchent à se faire opérer à l’étranger par peur de stigmatisation très présente dans la société hongkongaise.

Suite au jugement de la cour, le gouvernement de Hong Kong a désormais douze mois pour modifier la loi sur le mariage. Plusieurs pays voisins, dont le Japon, l’Australie et la Chine continentale, autorisent déjà le mariage entre un(e) transsexuel(le) et sa compagne ou son compagnon à condition que les deux personnes soient du sexe opposé au moment de leur union.

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