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Netanyahou, passager comme les autres

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Netanyahou, passager comme les autres

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Déclassement pour Benyamin Netanyahou. Pour mettre fin à la tempête médiatique, le Premier ministre israélien a annoncé samedi dernier qu’il ne demanderait plus à ce que son avion soit équipé d’un lit double lors de courts trajets en Europe.

Ce renoncement intervient au lendemain des révélations de Channel 10. Selon la chaîne de télévision privée, Tel Aviv a demandé qu’un lit double soit installé dans l’avion lors du dernier vol de Benyamin Netanyahou pour Londres, à l’occasion des funérailles de Margaret Thatcher .

Un voyage au prix exorbitant puisque les contribuables ont dû débourser plus de 127 000 $, soit 100 000 €.

La Cour des comptes israélienne et le Comité de contrôle ont tous deux nié avoir reçu ce type de requête de la part du gouvernement. Le bureau du Premier ministre a affirmé que Netanyahou n’avait pas été mis au courant de la décision d’installer un lit double pour ce vol. Les services du dirigeant hébreux ont expliqué qu’il était “important que le Premier ministre dorme bien pour qu’il puisse se consacrer pleinement aux tâches complexes auxquelles il est confronté” tout en avouant qu’il est “possible” de le faire de façon plus économique pour les contribuables. “C’est ce qui sera fait”, a affirmé le gouvernement.

Les compagnies aériennes israéliennes, Israir et Arkia, ont été rejetées par Tel Aviv. Le bureau du Premier ministre a justifié cette décision en expliquant que leurs avions n’ont pas suffisamment d’espace à bord pour accueillir le lit double. Une installation qui semble indispensable au bien-être du dirigeant de l’Etat hébreux.

En ces temps de restriction budgétaire, Benyamin Netanyahou n’en est pas à son premier sacrifice. Pour mettre fin à la polémique, il annonçait, en février dernier, renoncer à financer par l’argent publique ses quelque 2 800 $ de crème glacée par an.