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Journée mondiale contre l'homophobie : les discriminations continuent


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Journée mondiale contre l'homophobie : les discriminations continuent

Le 17 mai 1990, l’OMS retirait l’homosexualité de sa liste des maladies mentales. Depuis 2005, cette date anniversaire correspond à la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie. Des actions de sensibilisation et de prévention sont menées dans les soixante pays du monde qui célèbrent cette journée.

Dans son rapport annuel publié en début de semaine, l’association SOS homophobie déplore le manque de relais pour les victimes d’homophobie à travers le monde.

En France, Le Refuge, une structure, conventionnée par l’État, s’occupe du suivi psychologique de jeunes de 16 à 25 ans ayant été mis à la porte par leur famille suite à l’annonce de leur homosexualité. Clio Léonard, déléguée du Refuge de Paris, rappelle que “l’homophobie et la transphobie touchent tous les milieux ; il n’y a pas de profil-type”. Elle explique que l’homophobie quotidienne, c’est surtout des insultes, du rejet.

En France, les actes homophobes ont augmenté de 27% en 2012 selon SOS homophobie. “La parole homophobe a toujours été et continuera d’exister mais elle s’est libérée avec le débat sur le mariage pour tous qui a duré trop longtemps”, analyse la déléguée du Refuge.

Chez les jeunes, elle assure que les conséquences de l’homophobie vont de la grosse dépression au suicide, en passant par la prostitution et les addictions. Elle déplore un “engrenage” tragique dû à l’homophobie ambiante.

Selon Clio Léonard, la solution pour lutter contre l’homophobie, c’est “faire de la prévention dès l‘école primaire. On combat l’homophobie en expliquant ce qu’est l’homosexualité, il faut un travail dès le départ.”

L‘état de l’homophobie dans le monde

À l‘échelle internationale, les Nations Unies ont adopté une résolution, en 2011, affirmant expressément l‘égalité entre les hommes et les femmes, quelle que soit leur orientation sexuelle ou leur identité du genre.

Pour autant, le nombre de pays dotés d’une loi persécutant des personnes sur la base de leur orientation sexuelle a augmenté en 2012, selon le rapport publié par l’association SOS homophobie en début de semaine. Ils sont désormais 78 pays sur les 193 membres de l’ONU à avoir des lois discriminantes, souvent au nom de leur identité culturelle.

En 2012, l’homosexualité est encore passible de la peine de mort dans sept pays : l’Iran, l’Arabie Saoudite, le Yémen, la Mauritanie, la Somalie, le Nigeria et le Soudan.

L’Afrique demeure le continent aux lois les plus discriminantes à l‘égard des personnes LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Trans).

Des avancées sont notées en Amérique. Aux États-Unis, le président Obama s’est largement engagé en faveur de l’amélioration de la législation en matière de droit des personnes homosexuelles. Le Chili s’est doté d’une première loi contre les discriminations en 2012. L‘évolution est similaire en Argentine où une loi permettant de choisir librement son genre a été votée.

En Europe, l‘évolution des droits des homosexuels est contrastée. Certains changements préoccupent les associations de défense des droits des gays, notamment en Russie et en Ukraine où le Parlement a voté une loi punissant la “propagande homosexuelle”.

En Asie, la Chine progresse depuis l’abrogation des camps de travail pour les personnes transsexuelles et homosexuelles. En Malaisie, les rapports entre deux personnes du même sexe restent passibles de vingt ans de prison et de coups de cannes.

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