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Réfugiés palestiniens : l'impossible retour

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Réfugiés palestiniens : l'impossible retour

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A sept kilomètres de Ramallah, le camp de Al Jalazone. Établi sur une colline rocailleuse en 1949, il abrite aujourd’hui encore 11 000 réfugiés arabes palestiniens. Parmi eux, Ibrahim Mahmoud. Comme les autres, il a été chassé de chez lui il y a plus de 60 ans, et n’a jamais pu revenir :
“Je suis réfugié depuis 60 ans. Comment pensez-vous que je me sente ? Nous sommes partis, nous étions des jeunes de 17 ans et aujourd’hui j’ai 83 ans. Depuis que Dieu a crée ce monde, un tel exode de masse ne s‘était jamais produit”.

Le sort de ces centaines de milliers de réfugiés est un des principaux points de blocage dans le processus de paix israélo-palestinien.

“Quelque soit la solution, la question des réfugiés est primordiale”, explique Hasan Abu-Sharif, un autre réfugié du camp. “C’est plus important que le statut de Jérusalem, ou la mosquée al-Aqsa”.

65 ans après la Nakba, la Cisjordanie compte encore dix-neuf camps de réfugiés comme celui d’Al Jalazone.