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Azerbaïdjan : de nouvelles atteintes à la liberté d'expression sur internet


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Azerbaïdjan : de nouvelles atteintes à la liberté d'expression sur internet

L’Azerbaïdjan a adopté, ce mardi, une loi controversée concernant les libertés des internautes. Le texte rend la “calomnie” et les “injures” sur internet passibles de peines de prison et de travaux forcés.

Selon l’agence de presse azerbaïdjanaise, “insulter” une personnalité sur la toile est passible de six mois d’emprisonnement et un an de travaux forcés.

L’opposition craint que cette nouvelle “criminalisation” soit utilisée pour museler les critiques du gouvernement. Les militants opposés au pouvoir en place utilisent, en effet, très largement les réseaux sociaux, notamment pour appeler à manifester.

Amnesty International condamne une énième attaque à la liberté d’expression en Azerbaïdjan qui va mener à l’autocensure”. Pour l’organisation, l‘élection présidentielle prochaine en Azerbaïdjan “ne doit pas servir de prétexte aux autorités pour écraser les voix qui critiquent le régime.”

“Les autorités Azerbaïdjanaises craignent les critiques des opposants. Ils répriment les protestations dans la rue et font taire les médias traditionnels. Cette nouvelle loi va désormais leur permettre de censurer le dernier moyen valable de contester le régime, à savoir internet”, a déclaré le vice-directeur d’Amnesty International, David Diaz-Jogeix.

Le commissaire européen Stefan Füle s’est également dit très “préoccupé” par ces “tentatives de restreindre le libre accès au web”.

Le régime du président Ilham Aliev fait régulièrement l’objet de critiques par les organisations de défense des droits de l’homme. Les ONG accusent fréquemment Bakou de persécuter les journalistes indépendants en les empêchant de faire leur travail et d’emprisonner les opposants.

Tous les moyens semblent bons pour le gouvernement d’Ilham Aliyev lorsqu’il s’agit d‘étouffer les signes de contestations. En mars dernier, deux musiciens ont été arrêtés et torturés pour avoir osé insulter publiquement la défunte mère du président de cette ex-république soviétique du Caucase.

Malgré les griefs, le président sortant reste le grand favori pour sa propre succession aux élections d’octobre prochain.

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