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Impopulaire, F.Hollande maintient sa feuille de route économique

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Impopulaire, F.Hollande maintient sa feuille de route économique

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C’est en pleine crise de popularité que François Hollande a participé au deuxième grand oral de son mandat devant la presse à l’Elysée.

Le président français multiplie les prises de parole ces deux derniers mois pour justifier son action, alors que le pays est entré officiellement en récession ce mercredi.

“La France a les moyens de se hisser au meilleur niveau, ce qui exige de muscler notre économie, nos entreprises, de développer à haut niveau la recherche, de porter une ambition éducative mais aussi de changer : changer nos modes de production, nos modes de transport, nos modes de consommation, faire cette mutation écologique. Oui ! La France peut garder son modèle social mais en le rénovant, en le rendant plus efficace, plus juste”, a ainsi estimé le chef de l’Etat français.

François Hollande a, par ailleurs, écarté, pour l’instant, l’idée d’un remaniement ministériel et déclaré que l’an II de son quinquennat serait celui de “l’offensive” : offensive contre le chômage qui a connu une hausse ininterrompue depuis près d’un an. 3,2 millions de Français étaient inscrits à Pôle Emploi en mars, un record.

“L’offensive elle est, bien sûr, ici en France, c’est de mobiliser toutes les forces pour l’emploi et c’est pourquoi je me suis engagé personnellement – certains ont dit même hâtivement, pour ne pas dire imprudemment – sur l’objectif de l’inversion de la courbe du chômage. Je m’y tiens ! Et c’est la feuille de route du gouvernement”, a martelé François Hollande.

Sur le plan européen, le président français a promis une “initiative” pour instaurer “un gouvernement économique européen qui se réunirait tous les mois autour d’un président”.

“Les conférences de presse à l’Elysée ont lieu tous les six mois. Cette fois, elle intervient alors que les mauvaises nouvelles s’accumulent pour l‘économie française. Reste à savoir si lors du prochain rendez-vous à l’Elysée, le climat aura changé et même s’il y aura eu du changement chez les ministres”, conclut Giovanni Magi, le correspondant d’euronews à Paris.