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Cancer du sein: focus sur la mastectomie préventive

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Cancer du sein: focus sur la mastectomie préventive

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Angelina Jolie, en annonçant cette semaine avoir subi une double masectomie préventive pour limiter les risques de contracter un cancer du sein, a mis en lumière une pratique méconnue et pourtant efficace. La TSR a rencontré une suisse qui l’a fait.

Les cas similaires à celui d’Angelina Jolie ne sont pas si rares. On estime que 5 à 10% des cancers du sein sont provoqués par un défaut génétique et peuvent donc être pronostiqués. Le test s’effectue par le biais d’une simple prise de sang mais l’examen n’est conseillé que dans des cas particuliers. En premier lieu, il faut analyser les antécédents familiaux et l‘âge auquel les tumeurs se manifestent.

En Suisse seulement les centres spécialisés comme le IOSI peuvent prescrire l’examen génétique, qui est très cher, environ 8000 Francs suisses, et il est remboursé par l’assurance maladie. Si le test est positif, la patiente doit décider avec le médecin de la marche à suivre.
C’est justement le moment le plus problématique. Dans le cas d’un risque de cancer du sein, la mastectomie est la thérapie la plus efficace mais il y a aussi d’autres possibilités comme les traitements médicamenteux et les contrôles rapprochés. Ces examens représentent un progrès important pour la médecine et pour les patientes qui ont désormais la possibilité de choisir si et comment prévenir l’apparition de la tumeur.

L’ablation préventive pour éviter le cancer du sein, qui a fait l’actualité cette semaine, est aussi pratiquée pour d’autres cancers comme celui du colon depuis plusieurs années. Le Portugal est un pays précurseur dans la recherche sur les mutations génétiques à risque. Une surveillance étroite est une alternative à la mastectomie, mais il est certain que lorsque le pronostic arrive, chaque cas est différent, et c’est la femme qui a le dernier mot.