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Grèce : la tentation du retour à la drachme

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Grèce : la tentation du retour à la drachme

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Et si la Grèce abandonnait l’euro, et revenait à la drachme, son ancienne monnaie ? C’est le rêve de Plan B, un nouveau parti politique, qui s’oppose à l’austérité imposée par le gouvernement d’Athènes.
Depuis le début de la crise une sortie de l’euro est un sujet récurrent en Grèce, explication du fondateur de Plan B :

“L’expérience que nous avons tiré de la récession internationale est qu’aucun pays n’a réussi à s’en sortir avec une monnaie chère qui est aussi utilisée par un grande puissance économique comme l’Allemagne, explique Alekos Alavanos. Nous avons besoin d’une monnaie compétitive, pour faciliter les exportations et booster le marché intérieur.”
Plan B regroupe 400 membres, dont cet artiste céramiste, Yannis Stavridis:
“Je pense qu’une sortie de l’euro donnera à notre pays la possibilité de développer une politique économique indépendante en faveur du peuple. Parce que l’euro est un corset serré qui empêche la Grèce de se développer.”

A 75% pourtant, les Grecs n’ont pas envie de revenir à la drachme, persuadés que l’euro, en circulation depuis 2002, est un moindre mal.
Et pour les nostalgiques, il reste les marchés aux puces, où pièces et billets représentent un autre temps, celui d’une certaine insouciance.