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Un mort en Tunisie dans des heurts entre des salafistes et la police


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Un mort en Tunisie dans des heurts entre des salafistes et la police

Le bras de fer entre les salafistes et les islamistes du gouvernement continue en Tunisie.
Un manifestant d’Ansar Al-Charia a été tué dans des heurts qui ont opposé l’organisation salafiste aux forces de l’ordre, dans un quartier de Tunis. Au total, au moins 15 personnes ont été blessées.

En cause : l’interdiction du congrès annuel de cette organisation radicale proche d’Al-Qaida, par le gouvernement. Le parti islamiste au pouvoir décrit Ansar Al-Charia comme “une menace pour la sécurité du pays”. Le Premier ministre l’a même qualifiée “d’organisation illégale, liée au terrorisme”.

Des militants salafistes ont érigé des barricades dans la capitale tunisienne mais aussi à Kairouan, où le rassemblement devait avoir lieu, suscitant la colère d’une partie de la population.

“Nous n’avons pas besoin d’un califat comme le veulent les salafistes ! Nous voulons gagner notre vie en toute sécurité et la stabilité dans tout le monde arabe !”, s’insurge cet habitant de Kairouan.

“Nous sommes là pour les arrêter. On peut rester un mois s’il le faut. Il n’y a pas d’autre moyen de faire respecter la loi”, dit le chef de la police.

Le porte-parole d’Ansar Al-Charia a été interpellé.

Une militante des Femen aussi.
Elle venait de taguer le nom du mouvement féministe sur un mur et s’apprêtait à “éxécuter un geste contre la pudeur”, d’après le ministère de l’Intérieur tunisien, autrement dit, montrer ses seins.

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