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L'Irlande gênée aux entournures suite au scandale Apple


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L'Irlande gênée aux entournures suite au scandale Apple

Si le chancelier autrichien et le premier ministre luxembourgeois étaient sous pression au sommet européen de Bruxelles, ils n‘étaient pas les seuls. L’Irlandais Enda Kenny s’est lui aussi retrouvé en première ligne suite au scandale Apple. Le géant américain, qui s’est arrangé pour ne payer que 2% d’impôts sur un chiffre d’affaires de 74 milliards de dollars, a transité par l’Irlande pour bénéficier de règles fiscales très avantageuses.

“ L’impôt sur les sociétés en Irlande a une base légale, il est clair et transparent “, s’est défendu le chef du gouvernement. “ Et nous n’avons pas d’arrangement avec quelque société que ce soit en ce qui concerne le taux de cet impôt. “

Un taux qui est théoriquement de 12,5%. D’autres groupes, comme Google et Amazon, exploitent tous les filons légaux possibles au Royaume-Uni ou au Luxembourg pour leur optimisation fiscale. Des opérations complexes qui entretiennent l’opacité.

“ Il faut s’assurer que les multinationales fassent état de leurs détails financiers, pour que dans chaque pays où elles opèrent, on sache aussi les impôts qu’elles payent et les bénéfices qu’elles dégagent “ , explique Carl Dolan, de Transparency International. “ Il y a eu des avancées dans l’Union européenne sur ce point, en particulier pour les sociétés pétrolières et gazières et dans le secteur bancaire. “

Mais si les Européens se veulent unis pour contrer l‘évasion fiscale, quitte à forcer la main au Luxembourg et à l’Autriche, il en va autrement de l’harmonisation fiscale. Chacun, à commencer par l’Irlande, entend défendre des spécificités et des taux très disparates.

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