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Ukraine : mini gaypride et maxi hostilité


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Ukraine : mini gaypride et maxi hostilité

A peine 100 personnes à Kiev ont osé participer à la gay pride, la première du pays. La veille, des juges avaient interdit le défilé dans le centre-ville. Ici en Ukraine, comme en Russie, la communauté homosexuelle est très mal vue. Des restes de la période soviétique, pendant laquelle l’homosexualité était un crime.

Plusieurs ambassades européennes avaient envoyé des représentants, comme ici, l’adjoint au maire de Munich, en Allemagne :
“Quand on organise la gaypride à Munich, c’est un évènement joyeux, les gens y prennent part, ils s’amusent et on a pas vraiment besoin de la police, constate Hep Monatzeder. Ici c’est différent, il y a tellement de policiers, tellement d’opposants agressifs.”

Il fallait bien les policiers, et aussi un service de sécurité organisé par Amnesty international, pour protèger les manifestants.

Des représentants de l’extrême-droite font partie des opposants les plus hostiles : “Ils demandent des droits spéciaux pour eux-même, un statut spécial, alors on leur dit juste : si vous voulez faire vos perversions, faites-les chez vous, en silence !”, s’emporte Andriy Illienko, du parti Svoboda.

La puissante église orthodoxe est, elle aussi, une farouche opposante.

Ici, la communauté arc-en-ciel ne rêve même pas encore de mariage gay, ou d’adoption. Elle espère juste vivre sans la peur au ventre.

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