DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Hezbollah : un pari risqué


Liban

Hezbollah : un pari risqué

Encore une borne franchie dans la contagion de la guerre de Syrie. En abandonnant toute ambiguité sur son soutien indéfectible au régime de Bachar al Assad, le Hezbollah libanais a reconnu pour la première fois que ses miliciens se battent en Syrie. Le leader du puissant mouvement chiite libanais l’a justifié ainsi : “Nous sommes entrés dans une étape totalement nouvelle depuis quelques jours, une étape nouvelle pour protéger la résistance, et ses bases arrières, pour protèger le Liban et ses bases arrières, et c’est de la responsabilité de chacun.”

L’engagement militaire du Hezbollah a rapidement été associé à une demande de la part de l’Iran, son allié régional.

C’est en tous cas l’accusation très claire portée par l’ancien Premier ministre libanais, Fuad Siniora : “Ce n’est pas un parti libanais, c’est un groupe iranien qui agit au Liban et à partir du Liban, et par conséquent, contrairement à tout ce qu’a affirmé le Hezbollah aux libanais qu’il est un parti de resistence on voit bien à présent qu’il se montre un autre visage.”

Pour l’opposition syrienne, l’intervention de Nasrallah n’est ni plus ni moins qu’une déclaration de guerre contre la Syrie et le peuple syrien. Selon Adib Shishali, “cela montre aussi que le régime syrien est en train d’exploser et a besoin de l’aide de ses amis de l’extérieur”.

Le pari du Hezbollah est risqué. Une centaine de ses combattants sont déjà tombés en Syrie, et vu la violence de ce conflit, le nombre de morts pourrait vite augmenter. Et l’‘envoi d’un corps expéditionnaire en Syrie a terni la réputation du mouvement chiite.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Feu vert technique pour l'inauguration d'un pont sur le Danube