DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

L'amour, la famille et la violence récompensés à Cannes


cinema

L'amour, la famille et la violence récompensés à Cannes

En partenariat avec

“C’est une très belle histoire, un amour magnifique auquel tout le monde peut s’identifier” a expliqué Steven Spielberg le président du jury en décernant la Palme d’or à Abdelllatif Kechiche et à ses deux actrices Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux. “C’est la consécration, c’est le plaisir, c’est la reconnaissance, c’est un film fait avec le coeur et pas que” explique Adèle Exarchopoulos.
Et Léa Seydoux de poursuivre :“Le tournage a duré très longtemps, quasiment 5 mois et demi, et on a tourné tellement de choses, et plein de choses qui ne sont pas dans le film, et en plus les scènes d’Abdel sont très longues, donc il a fait un choix, et nous quand on a découvert le film avec Adèle, on ne s’attendait pas forcément à voir ce film-là, mais le fait que le film soit porté par la presse et que les gens l’aiment nous aide forcément à l’aimer.”

A 15 ans, Adèle ne se pose pas de question: une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir le désir et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte. Face au regard des autres, Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve.

Toute l‘équipe du film “Le Passé” s‘était déplacée pour la cérémonie de clôture et en les voyant sur le tapis rouge, on se demandait avec quel prix allait repartir le film d’Ashgar Fahradi. Il est allé à Bérénice Bejo, que l’on avait vu l’an dernier dans “The Artist” aux côtés de Jean Dujardin; cette fois-ci, elle a changé de registre: “C’est un film magnifique, un film assez fort, et ce que j’aime chez lui, c’est son côté suspense, ce drame qui se noue, et ces choses que l’on apprend petit à petit, ce qui fait que c’est un film, du cinéma, on n’est pas dans la réalité vraiment, on est dans la réalité cinématographique. Le suspense est une partie très importante dans ce film.”

C’est Bruce Dern qui remporte le Prix d’interprétation masculine; mais l’acteur n‘était pas là pour recevoir son trophée.
“Nebraska” d’Alexander Payne raconte l’histoire d’un vieil homme persuadé qu’il a gagné un gros lot à un tirage au sort par correspondance. Il veut rejoindre le Nebraska pour y recevoir soit disant 1 million de dollars. Un de ses fils décide de l’y emmener. Le début d’un road movie entre père et fils dans le Middle West américain tourné en noir et blanc.

Le Prix de la mise en scène est revenu au Mexicain Amat Escalante pour “Heli”, un honneur pour lui de l’avoir reçu d’un jury présidé par Steven Spielberg : “Les films de Spielberg m’ont beaucoup inspirés, j’ai grandi avec eux et je pense que quelque part c’est lui qui m’a donné envie de faire du cinéma.”

Au Mexique, la famille d’Estela, une jeune fille de 12 ans est prise dans un engrenage de violence lorsque celle-ci tombe amoureuse d’un jeune policier impliqué dans un détournement de drogue.

Le Prix du scénario est quant à lui revenu au Chinois Jia Zhang-Ke pour “A Touch of Sin”, un film brutal et sans concession qui a du contourner habilement la censure pour exister : “Je pense que le plus important pour un artiste ou des cinéastes, c’est qu’ils ne doivent pas s’auto-censurer; ils doivent être courageux pour être créatifs et utiliser leur art ou leur film pour repousser les limites et la censure”

L’histoire comprend quatre personnages, venu de quatre provinces de Chine, mais qui se veulent un seul et même reflet de la Chine contemporaine: celui d’une société au développement économique brutal peu à peu gangrénée par la violence.

Le Japonais Hirokazu Kore-Eda a reçu le Prix du Jury pour “Tel père tel fils”, il était déjà venu à Cannes pour “Nobody Knows” où l’acteur du film était parti avec le Prix d’interprétation. Le réalisateur est un touche à tout :“Je ne fais pas un cinéma de genre, je ne voulais pas choisir entre comédie et drame. Quand on traite d’un sujet sérieux, il faut des touches d’humour, sinon c’est indigeste. Je suis content parce qu’ici pendant la projection, il y a eu des rires, et je crois que plus le sujet est sérieux, plus il faut y injecter des notes drôles.”

Le choix de la rédaction

Prochain article

cinema

Cannes 2013: "Omar", premier film 100% palestinien