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Game Over pour "l'ennemi public n° 1"

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Game Over pour "l'ennemi public n° 1"

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Fin de la partie. Redoine Faïd a été interpellé dans la nuit de mardi à mercredi dans un hôtel de la banlieue parisienne. C’est la fin d’une “traque mondiale” qui aura duré six semaines.

L’intervention des forces de police s’est déroulée à trois heures du matin. Un de ses complices qui se trouvait alors avec lui a aussi été arrêté. Selon une employée de l’hôtel, les deux hommes ont réglé la facture en liquide et comptaient séjourner dans l’hôtel plusieurs jours.

Les enquêteurs ont également trouvé des armes laissant penser que le fugitif s’apprêtait à “remonter au braquage”.

Le ministre de l’Intérieur a immédiatement félicité le travail accompli par ses troupes et salué un “beau succès policier”.

“L’homme le plus recherché de France” va donc retourner derrière les barreaux. Une enquête devra établir quelles ont été les complicités dont Faïd a bénéficié pendant ses six semaines de cavale mais surtout lors de son évasion minutieusement préparée. Le parquet souhaite comprendre “comment il a pu se retrouver en possession d’un explosif et d’une arme dans la prison”. Les enquêteurs considèrent que le “braqueur aux explosifs” a bénéficié de complicités internes.

Le malfaiteur était en cavale depuis un mois et demi. Son évasion de la maison d’arrêt de Séquedin, dans le nord de la France, avait été spectaculaire. Le 13 avril dernier, le braqueur avait enfilé une tenue de gardien de la maison d’arrêt avant de s‘échapper en faisant exploser une porte. Un autre élément troublant est qu’il était en possession d’une arme. L’homme faisait partie des “DPS”, les détenus particulièrement surveillés censés faire l’objet d’une surveillance accrue. Pourtant, il se trouvait en “détention commune”. Les syndicats avaient alors dénoncé le manque de moyens comme responsable de l‘évasion.

Une “traque mondiale” avait été lancée par Manuel Valls. Le dossier du fugitif avait été transmis à Interpol et toutes les polices de l’espace Schengen.

Redoine Faïd est accusé d’avoir participé à une fusillade qui a coûté la vie à un agent de police en mai 2010. À cette époque, le “bandit à la gueule d’ange” était devenu très populaire. Auteur d’un livre retraçant son parcours, il fascinait les médias. L’homme faisait la tournée des plateaux télé pour raconter qu’il s‘était “rangé”.