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Rencontre avec l'accordéoniste Richard Galliano et son sextet à cordes

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Rencontre avec l'accordéoniste Richard Galliano et son sextet à cordes

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“J’ai toujours joué de la musique classique à l’accordéon même si ça paraît un peu étonnant, à peu près jusqu‘à l‘âge de 20, 21 ans. Disons que c‘était quelque chose d’assez difficile pour jouer sur scène. J’avais un peu peur de ce qu’on appelle, le trac. Ce soir je vais jouer pour la première fois en concert et je dois dire que j’ai retrouvé ce trac que j’avais évité vers l’age de 20 ans”, dit rochard Galliano.

Trois ans après l’immense succès de son album Bach, l’accordéoniste franco-italien Richard Galliano revisite Vivaldi. Dans son album sorti en avril dernier il propose une version des 4 Saisons du maître vénitien, pour accordéon et quintette à cordes. Nous avons rencontré Richard Galliano dans les coulisses de son premier concert à Paris avant qu’il ne parte faire le tour du monde.

“La première idée qui m’est venue, c’est de jouer la musique de Bach, parce que c’est celle qui s’adapte le plus facilement a l’accordéon. On a même l’impression que c’est écrit pour l’accordéon. Je joue les parties de soliste. Pour Bach c‘était les parties de flûte, de hautbois ou de clavecin. Et la deuxième idée a été Vivaldi. Parce qu’ avec l’accordéon on peut avoir aussi la tessiture du violon. Mais Vivaldi c’est une musique très difficile à jouer sur le violon et aussi sur l’accordéon. Est-ce-que cette version plairait à Bach ou à Vivaldi? Quelque part j’ai toujours été presque persuadé que ça leur plairait parce que c’est une manière de donner un sang nouveau à cette musique. C’est une musique tellement connue qu’il y a un grand risque. Mais je crois qu’il faut se faire un peu peur pour ne pas rester dans le confort”, poursuit Richard Galliano.

Avec son sextet à cordes, Richard Galliano fait dialoguer les 4 Saisons de Vivaldi avec celles de Tango de son maître, ami et mentor Astor Piazzola. Un hommage en huit saisons.

“Astor Piazzola a été influencé par Vivaldi et on retrouve un peu les mêmes constructions dans cette petite pièce courte de tango saison. On retrouve les mêmes constructions, la même recherche de mélodie. Je crois que lorsqu’on fait de la musique on est toujours un peu un adolescent. Je crois que c’est bien. Ça force à rester jeune et à avoir envie”, explique l’accordéoniste.

Comment cette idée a-t-elle germée? Retour sur les origines de cette aventure avec le violoniste virtuose Jean Marc Phillips Varjabedian.

“Ça fait plus de 25 ans qu’on se connait. A l‘époque j’avais un orchestre de chambre et donc j’ai invité Richard à jouer avec un orchestre de chambre classique. Je crois que c‘était plus ou moins les premières expériences classiques de Richard. J‘étais fan de Piazzola. On a eu l’idée de monter un ensemble de tango. Donc Richard s’est lancé dans les transcriptions d’orchestration pour un ensemble. Et puis on a commencé l’aventure du groupe comme ça. 
Il y a toujours eu la place pour l’accordéon au niveau du classique parce que l’accordéon a été inventé pour remplacer un peu l’orgue dans les salons. C’est considéré en Russie comme quelque chose de normal. C’est nous en occident qui avons peut être un petit retard par rapport aux Russes. Je pense que c’est très bien qu’une grande star comme Richard montre que l’accordéon dans Bach, dans Vivaldi ça fonctionne très bien”, termine Jean Marc Phillips Varjabedian.

Page officielle: www.richardgalliano.com