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L'économie face aux sanctions, enjeu de la présidentielle en iran


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L'économie face aux sanctions, enjeu de la présidentielle en iran

Dix jours avant la présidentielle en Iran, le guide suprême a jugé bon de rappeller les candidats à l’ordre. A l’occasion du 24ème anniversaire de la mort de l’Ayatollah Khomeiny, le fondateur de la République islamique, Ali Khamenei a demandé aux candidats de ne pas faire de “concessions aux ennemis”. Un avertissement, alors que les négociations sur le nucléaire avec les grandes puissances sont dans l’impasse et que le pays subit de sévères sanctions économiques. Lundi soir Washington a encore accru ces sanctions en visant directement la monnaie et le secteur automobile iranien.
Cela pèse sur le quotidien des Iraniens :

“je suis informaticien, j’ai eu un bon revenu l’an dernier donc je m’en suis sorti cette année. L’année dernière j’avais vraiment pû mettre de côté, mais faire des économies n’est plus à l’ordre du jour, maintenant j’essaye juste de boucler les fins de mois.”

L’embargo depuis 2012 a provoqué une grave crise économique, avec une inflation de 31%, une dévaluation de la monnaie de 70%, et 14% de chomâge.

“Ma principale préoccupation c’est de trouver un travail, dit une jeune femme. Même si j’ai des diplômes rien ne garantit que j’ai un emploi. Mon avenir est très flou.”

Saïd Jalili, à la fois candidat et négociateur sur le nucléaire a déclaré que si l’Iran relève son économie, “les ennemis deviendront impuissants”. Considéré comme le favori du guide suprême, il suit, c’est sûr, la même politique intransigeante.

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