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Turquie : un modèle économique fragile

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Turquie : un modèle économique fragile

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La Bourse d’Istanbul a clôturé mardi en hausse de près de 5% après une chute de plus de 10% la veille. Les investisseurs ont apprecié les propos apaisant du gouvernement turc. Car malgré ses brillantes performances économiques, la Turquie a quelques faiblesses : elle dépend de façon importante du marché des capitaux pour assurer ses besoins de financement qui selon les analystes varient de 3 à 4 milliards d’euros par mois en raison d’un déficit budgétaire qui atteignait 6% du PIB fin 2012.
Et la croissance qui s‘élevait à 8,5% en 2011 a fortement ralenti en 2012 à 2,6% avec une perspective de 3,4% en 2013 selon le FMI. C’est beaucoup mieux que certaines économies d’Europe occidentale mais il arrive un moment oú la prospérité économique n’arrête plus les revendications des citoyens et c’est actuellement ce qui se passe en Turquie avec ce projet d’urbanisme à Istanbul qui a servi de détonateur à d’autres revendications de la société civile turque. L‘économie affichait une inflation de 9% en 2012. La hausse des prix est retombée à 6% aujourd’hui mais ajoutée à de fortes hausses d’impôts, à un taux de chômage qui avoisinne les 9%, et à un recul de la consommation privée; on aura une vue un peu plus concrète de la fragilité de l‘économie turque.
Toutefois, soyons clairs, le ralentissement de l’activité économique n’est pas à l’origine de la constestation à laquelle doit répondre le gouvernement Erdogan.