DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Une quarantaine d'humanitaires condamnés à de la prison ferme au Caire


Egypte

Une quarantaine d'humanitaires condamnés à de la prison ferme au Caire

27 d’entre eux, étrangers pour la plupart, écopent de cinq ans de détention. La grande majorité de ces étrangers, dont 16 Américains, ont été jugés par contumace. Ils avaient quitté le pays après avoir versé une caution de 330 000 dollars chacun.
La justice leur reproche d’avoir dirigé des ONG non agréées qui auraient reçu des fonds illégaux.

“Ces organisations ont entraîné des cadres dans certaines élections. Tout cela a entravé le travail des organisations dans la société civile”, conclut le procureur Abdel Fattah Hamed.

Cette affaire a refroidi les relations entre Washington et le Caire, qui reçoit plus d’un milliard de dollars d’aide militaire américaine par an. Une affaire politique, donc, pour l’avocat de la défense. “Cette décision est politique, mais pas irrévocable. Nous ferons appel. Il y a de plus une grande disparité entre les peines qui vont de un à cinq ans de prison. Il faut que tout le monde soit représenté, ce qui n’est pas le cas. Donc oui, nous irons en Cour de cassation”, explique Nasr Al Kholi.

Le Caire reproche notamment à Washington d’avoir puisé dans l’aide militaire qui lui est attribuée pour financer ces ONG.

“La communauté internationale s’inquiète pour l’avenir des libertés individuelles en Égypte. Cette condamnation coïncide avec le début des discussions parlementaires concernant un projet de loi régulant la société civile. Un texte vu par certaines ONG comme un moyen de contrôle administratif supplémentaire sur les gérants du travail civil”, souligne notre correspondant sur place Mohammed Shaikhibrahim.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Démission du maire de Moscou, élection en vue