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Les excuses du gouvernement turc n'arrêtent pas la contestation


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Les excuses du gouvernement turc n'arrêtent pas la contestation

Recep Tayyip Erdogan étant toujours en tournée au Magreb tout en se montrant ferme, c’est son vice-Premier ministre qui a tenté hier d‘éteindre l’incendie. Mais les excuses de Bülent Arinç aux victimes des brutalités policières sont pour le moment restée lettre morte. Deux jeunes ayant perdu la vie depuis le début du mouvement il y six jours, Il recevra ce mercredi une délégation des protestataires comme il l’a évoqué avec le président Abdullah Gül.

Mais la police a de nouveau utilisé la nuit dernière du gaz lacrymogène et des canons à eau pour tenter de disperser des centaines de manifestants dans le quartier de Besiktas lorsque les protestataires se dirigeaient vers les bureaux du Premier ministre. Ils dénoncent ses dérives autoritaires et réclame la démission de celui qui est au pouvoir depuis dix ans.

De jour comme de nuit, Ankara est demeurée l’autre zone forte des tensions avec de nouveaux affrontements. Signe d’un soutien grandissant dans l’opinion turque, un deuxième syndicat a rejoint la grève générale.

Et les initiatives pour contourner la censure des médias turques se multiplient avec une pétition pour collecter des fonds afin de financer une tribune dans le New York Times pour expliquer ce mouvement à la communauté internationale.

L’Onu réclame une enquête rapide sur la brutalité de la répression et le vice-président américain Joe Biden demande à Ankara de respecter la démocratie.

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