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Syrie : la ligne rouge


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Syrie : la ligne rouge

Alors que la Syrie entre dans la troisième année de guerre civile, l’emploi d’armes chimiques s’avère une réalité sur le terrain.

Les rebelles accusent le régime de Bachar al Assad. En juillet 2012, celui-ci a reconnu en avoir, mais ne pas les utiliser contre la rebellion, seulement dans l‘éventualité d’ une attaque étrangère.

Et le régime syrien lui, accuse les rebelles de faire usage de ces armes chimiques et montre en guise de preuve des images tournées par la télévision syrienne à cet hôpital d’Alep le 19 mars.

Mais hier c’est la France qui a accusé catégoriquement le régime de les avoir utilisées, à l’appui de études de laboratoire sur des échantillons rapportées de Syrie. Laurent Fabius, ministre français des Affaires étangères:
“Les conclusions du laboratoire sont claires, il y a du gaz sarin. L’autre question est la traçabilité, qui s’en est servi. Il n’y a absolument aucun doute que c’est le régime syrien. Une ligne a été franchie, incontestablement.’”

Il y a 11 mois, le président des Etats Unis avait lancé un avertissement à Bachar al Assad, qui venait de reconnaître détenir des armes chimiques. Barack Obma avait dit: “Compte-tenu des stocks d’armes chimiques dont dispose le régime syrien, nous redisons clairement à Assad et son entourage que le monde les observe, et qu’ils auront à rendre des comptes à la Communauté internationale et aux USA s’ils commettent la tragique erreur de se servir de ces armes.”

Mais hier, la réaction au rapport français était très prudente, les Américains veulent plus de preuves avant de décider comment répondre au régime syrien. “Nous avons besoin de plus de preuves, il faut les vérifier, nous devons les confirmer, avant de prendre toute décision justifiée par la violation claire que représente l’usage d’armes chimiques par le régime syrien” a-t-on assuré à la Maison Blanche.

Des preuves de l’usage d’armes chimiques, il y a en a de plus en plus, selon la Commission internationale d’enquête pour la Syrie, qui hier a rendu son dernier rapport : “Il y a des élèments raisonnables pour penser que des quantités limitées de produits chimiques toxiques ont été utilisées, il n’a pas été possible de déterminer précisément les agents chimiques qui ont servi, d’ou ils viennent, ni qui s’en est servi” a précisé Paulo Pinheiro.

La Syrie est l’un des sept pays qui n’ont pas signé la Convention d’Armes Chimiques de 1997 qui engage les signataires à détruire leurs stocks.

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