DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Turquie : après la répression, le dialogue et les manifs

Vous lisez:

Turquie : après la répression, le dialogue et les manifs

Taille du texte Aa Aa

Les représentants de la contestation ont rencontré le n°2 du gouvernement : Bülent Arinç avait présenté ses excuses mardi pour les violences.

Le collectif avait apporté une longue liste de revendications: comme le renvoi de plusieurs chefs de la police, l’abandon du projet d’urbanisation du Gezi Park, ou encore la libération des manifestants.

“Aujourd’hui, ce que nous voyons c’est l‘état d’esprit du gouvernement, symbolisé par l’intervention au Gezi Park, a déclaré à la sortie de l’entretien Tayfun Kahraman, porte-parole du collectif. Il est perçu comme une intrusion et un mépris du style de vie et des croyances de la population. Et contre cet état d’esprit, il y a eu une grande réaction sociale de la part de femmes, d’hommes, de jeunes, et de vieux. Ces gens disent : nous existons, nous sommes ici et nous avons des revendications.”

Trois syndicats ont mobilisé dans toute la Turquie des dizaines de milliers de personnes pour réclamer la démission du Premier ministre. Sur la place Taksim à Istanbul la colère ne faiblit pas, et s’est trouvé une nouvelle raison de s’exprimer : la nuit dernière à Izmir en effet 25 personnes ont été arrêtées à cause de leurs appels à manifester sur Twitter.