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Turquie : les manifestants défient l'ordre de dispersion


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Turquie : les manifestants défient l'ordre de dispersion

La contestation anti-Erdogan ne démobilise pas en Turquie, au lendemain de l’appel du premier ministre à l’arrêt immédiat des manifestations.

Aux abords de la place Taksim, la déception dominait ce matin dans le parc Gezi, occupé depuis une semaine par des courants divers de l’opposition. Les protestataires, qui à l’origine dénonçaient un projet de transformation du parc en centre commercial, accusent à présent les islamistes au pouvoir de dérive autoritaire et réclament la démission du Premier ministre. Hier, ils ont compris qu’il ne cèderait rien.

“Il a fait deux annonces. Une à l’aéroport, une de chez lui. Les deux étaient toujours agressives. Personnellement, j’espérais qu’il ferait un peu marche arrière. Un peu au moins, pour apaiser les tensions, mais ça n’a pas été le cas,” déplorait un manifestant.

Et une jeune contestataire d’ajouter : “je pense qu’Erdogan a encore plus divisé la population turque parce que son discours était très brutal et sans véritable sens logique ou politique.”

De retour d’une tournée de trois jours au Magreb, Recep Tayyip Erdogan a été accueilli en héros par 10.000 de ses sympathisants la nuit dernière à l’aéroport d’Istanbul. Il a une nouvelle fois dénoncé les “anarchistes et les extrêmistes” qui défilent dans les rues des principales villes du pays. Il a aussi remercié ses partisans de leur retenue.

Au même moment, des dizaines de milliers de manifestants l’appelaient à la démission sur la place Taksim. beaucoup ont été interpelés. En une semaine, la répression a fait trois morts et près de 5.000 blessés en Turquie.

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