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Mondial-2014 : le Brésil peine à tenir ses promesses


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Mondial-2014 : le Brésil peine à tenir ses promesses

C’est samedi prochain que sera donné le coup d’envoi de la Coupe des confédérations dans un pays qui organisera également l’an prochain la Coupe du monde du football. Un pays – le Brésil – où tout ne sera pas prêt à temps. Il ne s’agit pas tellement des 12 stades rénovés ou construits pour l’occasion, mais surtout des problèmes de transports qu’il faudra régler pour accueillir dans de bonnes conditions les 3 millions de touristes attendus lors du Mondial. Les anciennes stars de la Seleçao, Romario et Zico, croisent les doigts.

Romario : “Quand le Brésil a décidé d’accueillir la Coupe du monde, beaucoup de promesses ont été faites à la population mais ces promesses n’ont pas été suivies d’effets.”

Zico : “A ce jour, je suis vraiment préoccupé en ce qui concerne la situation dans les aéroports, les hôtels et les télécommunications. Rien ne fonctionne correctement, tout est surchargé. En termes d’infrastructures, nous ne sommes pas prêts pour accueillir la Coupe du monde.”

A Rio de Janeiro, la ville qui accueillera le plus de rencontres – et notamment la finale – les nouvelles lignes de métro ne seront pas opérationnelles l‘été prochain, mais pour les Jeux olympiques en 2016. D’ici là, les touristes doivent prendre leur mal en patience.

Un touriste américain : “Il faut vraiment qu’ils améliorent les infrastructures mais je pense qu’ils y arriveront. Pour l’instant, ce qui ne va pas, c’est le métro et le trafic routier.”

Une touriste française : “Le bus, ça ne va pas du tout. Il y a beaucoup de lignes, mais ça prend des heures pour arriver à l’endroit où l’on veut. Et il n’y a qu’une ligne principale pour le métro, donc ce n’est pas très pratique.”

Une touriste brésilienne : “Je ne crois pas qu’ils parviendront à achever dans les délais la construction de certains stades et de certaines infrastructures mais le Brésil est un pays merveilleux. Quand on le veut, on peut tout accomplir.”

Et il en faudra de la volonté pour mettre fin à un véritable cauchemar: les déplacements urbains. Dans la plus grande ville du pays – Sao Paulo – le métro est surchargé avec 4 millions d’usagers par jour. Sur la route, ce n’est pas mieux avec 7 millions de voitures et des embouteillages à n’en plus finir, surtout en cas de fortes pluies, quand la chaussée est inondée. Le gouvernement pense avoir trouvé la parade.

Le vice-ministre des sports, Luis Fernandes : “Comme nous avons multiplié les nouveaux projets, nous savons que certaines constructions ne pourront pas être prêtes à temps. Nous avons prévu de réduire les désagréments avec des mesures concrètes, comme la création de jours fériés exceptionnels les jours de match. Cette mesure va diminuer le trafic automobile et l’affluence dans les transports publics. Et l’impact négatif de ces jours fériés sera moins conséquent que les bénéfices apportés par l’organisation d’une Coupe du monde, notamment en termes d’image à travers le reste du monde.”

Sauf que tout cela coûte beaucoup d’argent public; le gouvernement a déjà dépensé 11 milliards d’euros. Et le budget prévu pour l’organisation de la Coupe des confédérations et de la Coupe du monde a été revu à la hausse.

Luis Fernandes : “Nous ne construisons pas de lignes de transport pour la Coupe du monde mais bien pour la population brésilienne. Le Mondial est un évènement qui dure un mois alors que les infrastructures serviront dans le futur. Autre exemple: nous créons un réseau d’accès à l’internet haut-débit dans tout le pays, y compris en Amazonie, qui n’avait pas accès à internet auparavant. Ce sera fantastique pour le Brésil”.

Romario : “Malheureusement aujourd’hui, il y a beaucoup de choses qui concernent la Coupe du monde qui ne sont pas positives pour le pays. Beaucoup de dépenses et d’investissements sont nécessaires alors que le Brésil a de nombreux problèmes; les hôpitaux publics et les écoles fonctionnent vraiment mal et on n’investit pas dans ces domaines. Cependant, en tant que Brésilien, je positive et je veux croire que la Coupe du monde sera une bonne chose pour le pays et que nous en tirerons les bénéfices dans le futur.”

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