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Le programme d'espionnage américain Prism fait des vagues en Europe


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Le programme d'espionnage américain Prism fait des vagues en Europe

Les internautes espionnés sur Facebook, Skype, Google et consorts le sont en dehors des États-Unis, et donc forcément aussi sur le sol européen.

Réaction embarrassée de la Commission européenne. “Nous allons demander plus de détails à nos partenaires américains, mais la protection des données ne fera pas partie des négociations sur l’accord de libre-échange avec les États-Unis. Nous avons un canal séparé pour négocier la protection des données avec eux “, explique Mina Andreeva, porte-parole de la commissaire européenne Viviane Reding.

Mais au Parlement européen, beaucoup ont des questions bien plus pressantes : les gouvernements européens étaient-ils au courant de ce programme et ont-il eu accès à ces renseignements ?

“Nous décevons les citoyens européens à un moment où la confiance dans l’Union européenne est à son plus bas historique. Nous devrions avoir honte ! “, a fulminé l’eurodéputée Sophie int’Veld.

Déception et colère également du côté des associations de défense droits des internautes. “Au lieu de soutenir et de renforcer nos droits, le Parlement européen et les États membres semblent plutôt disposés à réduire et à saper les protections “ , regrette Joe Mac Namee de l’association European Digital Rights.

Actuellement, les 27 et les États-Unis ont deux accords sur le partage de données, l’un sur les transactions financières, l’autre sur les données des passagers aériens.

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