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Grèce : écran noir et nuit blanche


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Grèce : écran noir et nuit blanche

Pour soutenir leur télévision, les Grecs sont appellés à une grève générale aujourd’hui. Ils sont déjà des centaines, rassemblés devant l’ERT, depuis la coupure des programmes mardi soir.
Le parti du Premier ministre Antonis Samaras a pris seul cette décision radicale, résultat Antonis Samaras fait face à une révolte politique, de la part du reste de la coalition gouvernementale.

“Nous allons créer une nouvelle télévision, dans la lignée de ce qui se fait actuellement, a-t-il annoncé. Ceux qui résistent ne sont pas pour une télévision d’Etat, ils soutiennent l’ERT du passé. Nous nous débarrassons d’une entité qui a manqué de transparence, rongée par le gaspillage, et certains sont perturbés parce qu’ils veulent que ce manque de transparence et ce gaspillage continue.”

Malgré la fermeture de l’ERT, les salariés ont continué les programmes, diffusés sur internet. Quand ils entendent Samaras critiquer leur télé, cela les fait sourire :

“Tout le monde sait que le gouvernement décidait qui devait être nommé manager, dit le présentateur Fanis Papathanasiou, et les décisions managériales étaient prises en fonction de pressions politiques, comme l’embauche de certains journalistes par exemple.”

La fin de l’ERT c’est 2.700 licenciements. Alors dans les locaux occupés, résonne à nouveau un chant révolutionnaire…

Watch live the ERT program from EBU

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