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La Tunisie se heurte à une tourmente économique, sociale et islamiste

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La Tunisie se heurte à une tourmente économique, sociale et islamiste

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Deux ans après le Printemps arabe, le gouvernement tunisien se heurte à un chômage élevé, à un mécontentement croissant et aux militants islamistes. Le chômage et l’inflation restent élevés. L’assassinat d’un détracteur du gouvernement, Chokri Belaïd en février a suscité de grandes manifestations. Les autorités luttent contre les salafistes et d’autres extrêmistes islamistes. Comment les élections qui auront lieu plus tard cette année risquent-elle de changer le paysage politique ? La Tunisie est-elle destinée à plus d’instabilité ?

Parmi nos invités, Latifa Habbechi, membre du parti Ennahda et députée au Parlement tunisien, demande que l’on laisse plus de temps à l‘équipe en place : “on ne peut pas changer tout un système de chômage et de sous-développement en deux ans,” souligne-t-elle, “si – à l’issue des prochaines élections -, on a un gouvernement avec une large majorité qui travaillera pendant toute la durée du mandat de 5 ans, ce gouvernement aura le temps de traiter les problèmes.”

Nos deux autres intervenants en appellent de leur côté à un rétablissement de l’ordre public à l‘échelle du pays : Youssef Ben Abdeljelil, président de Nidaa Tounes en Belgique et au Luxembourg, un parti d’opposition dont le nom veut dire “appel de la Tunisie”, réclame que l’on instaure la sécurité en tant que “base fondamentale pour attirer les investissements du monde entier.” Michael Gahler, eurodéputé et chef observateur de l’Union européenne pour les élections tunisiennes en 2011, indique que pour rétablir la confiance, “il faut un Etat de droit et là, peut-être qu’on n’a pas constaté un engagement suffisant,” regrette-t-il.

Quant à savoir si le mouvement salafiste peut prendre de l’ampleur dans le pays, le député européen pense que ses membres “ont beau faire beaucoup de bruit, ils ne sont pas soutenus par la population.” Pour Latifa Habbechi, le seul moyen de combattre ces “groupes hors la loi”, dit-elle, “c’est d’appliquer la loi.”

Enfin, au sujet des arrestations des militantes féministes du groupe Femen, nos trois invités en appellent au respect de la loi et de la culture dominante du pays.