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Bulgarie : le gouvernement recule après un weekend de manifestations


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Bulgarie : le gouvernement recule après un weekend de manifestations

Week-end de manifestations en Bulgarie. Les opposants au gouvernement formé il y a seulement deux semaines se sont de nouveau rassemblés ce dimanche à Sofia et en province. Ils demandent la démission du Premier ministre de centre gauche, Plamen Orecharski.

Selon la police, plus de 15000 protestataires ont silloné les rues de la capitale bulgare, et ce, pour la troisième journée consécutive. Les manifestants reprochent au chef du gouvernement d’obéir à “l’oligarchie”.

Le Premier ministre s’accroche. Moins de trois semaines après sa prise de fonctions, il a écarté dimanche l’hypothèse d’une démission estimant que cela serait “extrêmement irresponsable en raison d’une nouvelle déstabilisation du pays”.

“Démission”, “Mafia”

Le mouvement de contestation a éclaté vendredi dernier. Des milliers de personnes étaient alors descendues dans les rues de Sofia pour dénoncer la nomination de Delyan Peevski, membre du parti de la minorité musulmane turque, à la tête de l’Agence nationale de sécurité qu’ils voyaient comme une nouvelle preuve de la soumission des institutions à des intérêts privés. L’homme n’a en effet pas d’expérience et est lié à un grand groupe de médias et à une banque.

Face aux injonctions de la rue, le député controversé a dû renoncer au poste ce samedi. Le chef du gouvernement a admis que “cette candidature était inacceptable pour la société” tout en confiant qu’il cherchait “une personnalité forte qui puisse combattre avec résolution les pratiques de fraude fiscale”.

Mais les protestataires ne décolèrent pas. Dimanche ils étaient encore plus de 10 000 à manifester, soit prés du double que la veille.

La nomination ratée de Peevski a rescucité des tensions dans la société bulgare et ébrané une paix sociale fragile, établie depuis les élections législatives anticipées du 12 mai dernier, après un hiver marqué par des protestations contre la pauvreté et des immolations de manifestants desespérés.

Le parti Gerb de l’ancien Premier ministre conservateur Boïko Borissov avait échoué dans sa tentative de former une coalition. L‘économiste Plamen Orecharski a alors été nommé à la tête d’un gouvernement issue d’une fragile coalition, soutenue par 120 députés sur 240.




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