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Hongrie : un criminel nazi de 98 ans inculpé un an près sa découverte


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Hongrie : un criminel nazi de 98 ans inculpé un an près sa découverte

Un an après sa découverte, un Hongrois de 98 ans a été inculpé ce mardi pour sa participation à la Shoah.

La justice hongroise a inculpé Laszlo Csatary de crimes de guerre, tortures et exécutions sommaires. L’homme est accusé d’avoir participé à la déportation de Juifs vers le camp d’extermination nazi d’Auschwitz. Le parquet lui reproche des “actes de torture (…) en partie comme coupable, en partie comme complice”.

Il y a un an, The Sun révélait qu’un ancien nazi, ayant participé à des crimes contre les Juifs pendant la Seconde guerre mondiale, vivait toujours paisiblement en Hongrie sans que cela ne semble préoccuper les autorités du pays.

Le centre Simon Wiesenthal qui traque les criminels de guerre nazis, affirme avoir fourni à la Hongrie les preuves que le Hongrois a participé à la déportation de Juifs de la ville de Kosice vers le camp d’Auschwitz. L’organisation israélienne assure que Laszlo Csatary aurait participé à la déportation de prés de 16 000 Juifs vers le camp de la mort en 1944.

Mais selon les autorités hongroises, les charges contre lui n‘étaient pas suffisantes pour procéder à une inculpation. Karsai, un historien hongrois spécialiste de l’Holocauste, affirmait alors que le nonagénaire n’avait été “qu’un poisson dans l’océan”, expliquant qu’il pouvait trouver “plus de 2 000 personnes responsables de crimes pire que les siens”. Selon l’historien, lui-même fils d’un survivant des camps, l’argent dépensé dans la chasse aux anciens nazis “ferait mieux de servir à combattre la propagande négationniste”.

Pourtant en 1948, Laszlo Csatary avait été condamné à mort par contumace par la justice tchécoslovaque. L’homme avait alors immigré au Canada où il y a vécu pendant 50 ans. Depuis 1997, l’ancien nazi avait disparu de la circulation avant d‘être retrouvé en Hongrie par le tabloïd anglais en juillet 2012. Mais les autorités n’avaient pas semblé bon d’engager des poursuites contre lui étant donné son âge et du temps que prendrait la procédure.

En septembre 2011, un autre Hongrois, Sandor Kepiro, avait été suspecté de crimes de guerre en Serbie en 1942. Finalement acquitté pour “manque de preuves”, il était mort à Budapest quelques semaines plus tard.

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