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Après plus de 4 ans de bons et loyaux services, le télescope Herschel, qui à coûté plus d’un milliard d’euros, a été éteint lundi par les contrôleurs de l’agence spatiale européenne (ESA).

Ils ont vidé les réservoirs de carburants et ont demandé à l’observatoire spatial de rompre les communications avec le téléscope.

Les contrôleurs ont envoyé la commande finale de désactivation avec succès au satellite Herschel lundi 17 juin à 13h25, heure de Paris. Désormais le vaisseau « sans vie » dérive lentement autour du soleil, à environ 2,14 millions kilomètres de la Terre.

La mission scientifique d’Herschel s’était en réalité terminée en avril dernier avec l’épuisement de l’hélium liquide qui maintenait ses instruments d’observation autour d’une température proche du zéro absolu.

Cependant, le vaisseau spatial devait être gardé actif encore quelques semaines pendant lesquelles les dernières manœuvres de désactivation devaient être exécutées.
Juste après l’épuisement de son hélium, les ingénieurs du Centre des opérations de l’espace de l’ESA (ESOC) à Darmstadt, en Allemagne, ont saisi l’opportunité d’effectuer une série de tests sur le satellite. Celui-ci était encore fonctionnel mais n’était plus capable de réaliser des observations scientifiques.

« Normalement, notre but principal est de maximiser les avancées scientifiques, et nous ne faisons rien qui puisse interrompre les observations ou mettre le satellite en danger » explique Micha Schmidt, directeur des opérations du vaisseau Herschel à l’ESOC.

« Mais la fin de la mission scientifique signifiait que nous avions un vaisseau spatial sophistiqué à notre disposition sur lequel nous pouvions effectuer des test techniques et les valider, ainsi que des logiciels et des fonctions des systèmes qui vont être réutilisés sur de futurs vaisseaux spatiaux. Ceci était un important bonus pour nous ».

Micha Schmidt précise que ces demandes de tests en orbite des logiciels et des matériels provenaient des équipes de mission de contrôle de l’ESOC, des scientifiques ou des équipes des industries spatiales européenne s qui avaient construit le téléscope et ses composants.

«Par exemple l’équipe ExoMars nous a demandé de faire des tests à l’aide de la caméra de surveillance visuelle de Herschel car ils utiliseront un modèle similaire sur leur mission. L’équipe Euclid, elle, nous a demandé des tests sur la roue de réaction. »

L’ordre finale donné lundi était la dernière étape d’une série complexe de contrôles et de manœuvres des propulseurs conçue pour emmener Herschel dans une orbite sans danger autour du Soleil et de désactiver son système.

L’évènement le plus spectaculaire eut lieu entre le 13 et le 14 mai, quand Herschel épuisa la plupart de son carburant en un temps record. Ses propulseurs restèrent alors allumés pendant sept heures et 45 minutes.

Grâce à cette manœuvre cruciale, le satellite a quitté son orbite opérationnelle et s’est positionné sur une orbite héliocentrique, plus lointaine et plus lente que celle de la Terre.

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