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Le président Obama à Berlin sur les traces de ses prédécesseurs pour une place dans l’Histoire


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Le président Obama à Berlin sur les traces de ses prédécesseurs pour une place dans l’Histoire

Sous un chaud soleil de juin, le président américain Barack Obama a tenu un discours face à une foule de 6000 personnes devant la porte de Brandebourg à Berlin. Le candidat Obama avait lui rassemblé plus de 200000 personnes en 2008 non loin de là.

Sur un ton décontracté, Obama a commencé par quelques blagues, puis a remercié Angela Merkel et le maire de Berlin pour leur accueil. La suite de son discours s’est concentrée sur les questions internationales, passées ou présentes.

Obama s’est dit « fier d’être du côté Est » de la porte de Brandebourg. Il a rendu hommage à l’histoire de la ville. Selon le président américain, elle tient en quelques mots :« Vivrons-nous libres ou enchaînés ? ». « Nos valeurs ont gagné, » déclare le président à propos de la chute du Mur, citant la liberté ou la tolérance.

Se rappelant le « Ich bin ein Berliner » de JFK et son discours prononcé ici-même à Berlin il y a 50 ans, Obama commente : « ses paroles sont intemporelles », mais elles demanderaient encore plus de nous car « nous sommes aussi citoyens du monde ». Pour Obama, notre génération doit encore faire beaucoup. « Le Mur appartient à l’Histoire mais nous devons, nous aussi, faire l’Histoire », déclare-t-il.

Réduction de l’arsenal nucléaire mondial

Pour entrer dans l’Histoire, le président américain évoque des thèmes fédérateurs : lutte contre le changement climatique, pour la liberté, « nous sommes plus libres lorsque toutes les personnes peuvent suivre leur bonheur », défenses des minorités (LBGT, immigrés) et lutte contre la pauvreté dans le monde.

Plus pragmatique, le président a aussi fait des annonces très attendues sur les armements nucléaires. Il souhaite « sortir des postures de la Guerre Froide ». « Tant que les armes nucléaires existent, nous ne sommes pas en sécurité, » explique-t-il. Il a évoqué ainsi un nouveau traité Start pour limiter les arsenaux nucléaires aux niveaux des années 1950.

Il a appelé aussi la Russie à approuver une réduction de jusqu‘à un tiers de leurs arsenaux nucléaires respectifs. Il a assuré qu’il organiserait deux sommets sur la sécurité nucléaire au cours de son second mandat entamé en début d’année. “Ce sont des étapes que nous pouvons franchir pour créer un monde de paix et de justice”, a-t-il souligné.

Les menaces post-guerre froide ne sont pas en reste. « Même si nous devons rester vigilants quant à la menace terroriste, nous devons dépasser l’état d’esprit de guerre perpétuel ». Pour se faire, « l’Amérique redoublera d’efforts pour assurer la fermeture de la prison de Guantanamo », ainsi que la mise en place d’un contrôle strict des drones.

Pour Obama, il faudra aussi trouver l’équilibre entre sécurité et vie privée, faisant référence aux récents scandales autour de l’agence de renseignement NSA qui espionne les communications numériques du monde entier. Diplomate, le président américain insiste néanmoins sur le fait que ces programmes controversés, tels que PRISM, servent à garder les Américains, ainsi que les Allemands, en sécurité.

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