DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Une femme sur trois dans le monde victime de violence d’après l’OMS


monde

Une femme sur trois dans le monde victime de violence d’après l’OMS

D’après un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), plus d’un tiers des femmes (35,6%) dans le monde subissent des violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie. L’OMS qualifie ces chiffres de « problème de santé d’ampleur épidémique ».

Cette étude, la première de son genre, a analysé des données à l’échelle mondiale et a, entre autre, découvert que les violences perpétrées par le partenaire intime, le plus souvent un homme, touchent 30% des femmes.

Les chiffres sont édifiants. D’après l’OMS, 38% des femmes assassinées l’ont été par leur partenaire intime, et 42% des femmes qui ont connu des violences physiques ou sexuelles d’un partenaire ont souffert de blessures.

«Les résultats de cette étude envoient un message fort: la violence à l’encontre des femmes est un problème mondial de santé publique d’ampleur épidémique», a déclaré le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS, dans un communiqué. «Nous constatons également que les systèmes de santé du monde peuvent et doivent en faire plus pour les femmes victimes de violences.»

Le rapport plaide pour une meilleure prise en charge des victimes par les systèmes de santé et la société. Une aide à tous les niveaux : éliminer toute tolérance à l’égard de la violence contre les femmes, soutien des victimes et prise en charge des impacts de violences.

Les effets de ces agressions peuvent être physiques comme psychologiques, sur le court comme le moyen terme : fractures, complications de grossesse (désirée ou non), infections sexuellement transmissibles (IST), détérioration du fonctionnement social tels que la dépression ou des problèmes liés à la consommation d’armes, sont autant de conséquences citées dans ce rapport.

«Ces nouvelles données montrent que la violence à l’encontre des femmes est très courante. Nous devons investir d’urgence dans la prévention afin d’agir sur les causes de ce problème mondial pour la santé des femmes», a déclaré Charlotte Watts de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, partenaire de la recherche.

Dans un communiqué, l’OMS explique que, concernant la violence du partenaire intime (catégorie pour laquelle le plus de données étaient disponibles), les régions les plus touchées sont les suivantes:

  • Asie du Sud-Est – prévalence de 37,7 %. Sur la base de données agrégée du Bangladesh, du Timor-Leste (Timor oriental), de l’Inde, du Myanmar, du Sri Lanka et de la Thaïlande.
  • Méditerranée orientale – prévalence de 37 %. Sur la base de données agrégée de l’Égypte, de l’Iran, de l’Iraq, de la Jordanie et de la Palestine.
  • Afrique – prévalence de 36,6 %. Sur la base de données agrégées des pays suivants : Afrique du Sud, Botswana, Cameroun, Éthiopie, Kenya, Lesotho, Libéria, Malawi, Mozambique, Namibie, Ouganda, Rwanda, Swaziland, République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie, Zambie, Zimbabwe.

Pour ce qui est des données combinées (violence du partenaire intime, la violence sexuelle exercée par d’autres que le partenaire et ces deux phénomènes conjugués), les taux de prévalence chez les femmes de plus de 15 ans sont :

  • Afrique – 45.6%
  • Asie du Sud-Est – 40.2%
  • Méditerranée orientale – 36.4% (aucune donnée n’était disponible dans cette région pour la violence sexuelle exercée par d’autres que le partenaire)
  • Amérique – 36.1%
  • Pays à revenu élevé (ou occidentaux) – 32.7%
  • Pacifique occidental – 27.9%
  • Europe – 27.2%
Prochain article

monde

Kim Dotcom dénonce « un massacre de données »