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Traque de Snowden : le lanceur d'alerte toujours introuvable


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Traque de Snowden : le lanceur d'alerte toujours introuvable

Edward Snowden accusé d’espionnage par les États-Unis aurait déjà quitté la Russie selon Interfax, mais ne trouverait pas à bord du vol à destination de Cuba sur lequel il était pourtant enregistré.

A l’instar de Julien Assange un an auparavant, Edward Snowden a demandé l’asile politique à l‘Équateur où il était censé partir après avoir rejoint Cuba.

Ricardo Patiño, le chef de la diplomatie équatorienne a confirmé que l’Américain a bien formulé une demande d’asile. Le ministre des Affaires étrangères déclare ne pas pouvoir indiquer où se trouve l’homme recherché par Washington ni où il se dirige. Le ministre a toutefois assuré que l‘Équateur étudiait la demande d’asile en “temps voulu”. Quito attend désormais que Moscou prenne une décision conforme à ses lois.

Aucune trace du fugitif

L’ancien informaticien sous-traitant de la NSA par qui le scandale est arrivé se trouverait actuellement dans la zone de transit de l’aéroport Moscou-Cheremetievo selon une source des services de sécurité de l’aéroport. Des journalistes ont embarqué à bord de l’appareil que le jeune Américain était censé emprunter pour son vol Moscou-La Havane mais se sont rendus compte une fois à bord que Snowden n‘était pas dans l’avion.

Avant d’atterrir à Moscou dimanche, Edward Snowden était arrivé à Hong-Kong le 20 mai dernier. Il avait quitter les Etats-Unis après avoir fait fuiter des documents à des journalistes, documents qui révélent notamment l‘étendue de l’espionnage informatique pratiqué par les agences de renseignement américaines.

Aujourd’hui, c’est la Maison Blanche qui accuse l’ex-agent d’espionnage et considère que Snowden a trahi son pays : Pékin en a profité pour montrer du doigt les États-Unis. Le mois dernier c’est le Pentagone qui accusait la Chine d’espionnage informatique.

Guerre numérique sino-américaine larvée

Realpolitik oblige, la Chine a préféré se débarrasser de l’ancien espion américain plutôt que de risquer une détérioration durable de ses relations avec Washington. La Chine est ainsi intervenue pour autoriser le départ par avion d’Edward Snowden depuis Hong-Kong.

La Maison Blanche s‘était dite déçue que l’ancien consultant de la NSA ait pu voyager librement de Hong-Kong vers Moscou la veille. Washington aurait voulu se voir livrer le fugitif sous le coup d’un mandat d’arrêt. Le secrétaire d‘État américain avait menacé ce lundi matin la Chine et la Russie de conséquences sur leurs relations commerciales.

La nouvelle tombe mal puisque Pékin et Washington doivent se rencontrer le mois prochain pour entamer des discussions au sujet de la sécurité informatique.

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