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Faillites bancaires en Europe : accord sur le partage des pertes

Quelques heures seulement avant l’ouverture d’un nouveau Conseil européen à Bruxelles jeudi soir, les ministres des Finances de l’Union européenne se sont mis d’accord sur le partage des pertes en cas de faillites bancaires.
Les créanciers obligataires, les actionnaires et les déposants dont les comptes sont supérieurs à 100.000 euros seront dans l’ordre les catégories de personnes sollicitées par les pays de l’Union européenne au cas oú une banque serait en difficulté.
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“Ces règles de résolution bancaire sont un pilier essentiel de l’Union bancaire, a affirmé Michael Noonan, le ministre irlandais des finances, actuellement président en exercice de l’Ecofin. Cet accord marque une étape importante dans nos efforts pour casser le lien entre les banques et la dette souveraine”.
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En effet l’argent injecté dans les banques en difficultés provenait jusqu‘à maintenant des contribuables, alourdissant les déficits publics.
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“A l’avenir, on demandera aux riches investisseurs de payer la facture, explique Fidel Helmer, analyste de la banque Hauck und Haufhaeuser. ça n’est certainement pas très agréable pour les personnes concernées mais ça calme les marchés quand ils savent que derrière, les Etats n’auront plus à payer pour les erreurs de leurs banques.
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L’accord conclu par les 27 autorise aussi les Etats de la zone euro à utiliser le MES, le Mécanisme européen de stabilité, pour venir en aide aux banques en difficultés.
L’accord global qui entrera en vigueur en 2018, brise un tabou en Europe, même si l’imposition de pertes aux gros déposants a déjà été expérimentée en mars dernier dans le cadre du plan d’aide international accordé à Chypre.

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