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Qatar : "nouveau style" pour le nouveau gouvernement

Le nouvel émir du Qatar Sheikh Tamim Ben Hamad Al-Than, qui vient de succéder à son père, a formé mercredi un tout nouveau gouvernement.

Si le nouveau roi du Qatar assure que le pays “ne changera pas de politique”, il estime cependant “normal” qu’une nouvelle équipe opte pour “un nouveau style” dans sa manière d’exercer le pouvoir.

Ce “nouveau style” se traduit principalement par le départ de l’influent Premier ministre Hamad ben Jassem Al-Thani. Ce membre de la famille princière a été ministre des Affaires étrangères de 1992 à 2013 et Premier ministre de 2007 à 2013. Sa fonction l’avait propulsé au premier rang dans un contexte d‘ébullition du Printemps arabe où le Qatar a joué un rôle de première catégorie. Sa notoriété était telle que l‘émir Sheikh Hamad ben Khalifa al-Thani a préféré accélérer l’intronisation de son fils pour éviter que ce dernier ne se fasse prendre sa place par une révolution de palais. Avec ce départ, l‘émir fraîchement intronisé tourne donc une page.

Le changement dans la continuité

Avec le départ du Premier ministre, c’est surtout le style qui va changer. Le nouvel émir maintient le cap de la politique de son père qui, en 18 ans de pouvoir, a mené le pays au zénith sur la scène internationale, mais tempère l’agressivité de sa diplomatie, notamment sur le cas syrien.

Le gouvernement ne s’est pas pour autant vraiment métamorphosé. Comme il était attendu, de nouveaux visages ont fait leur apparition dans les ministères. Il fallait bien mettre en oeuvre le souhait de l’ancien émir. Sheikh Hamad ben Khalifa al-Thani avait affirmé vouloir “donner le pouvoir à la nouvelle génération”. Mais dans le fond, quelques ministres importants ont été reconduits dans leur fonction, notamment le Vice-Premier ministre et ministre d’Etat pour les Affaires du Conseil des ministres, le ministre de l’Energie et de l’Industrie ainsi que le ministre des Affaires islamiques.

De toute façon, cheikh Tamim l’avait prévenu dans son discours d’intronisation : “Le changement de la personne de l‘émir ne signifie pas que les défis et les responsabilités changent”. Comme l’a analysé pour euronews Nabil Ennarsi, spécialiste du Qatar, “la politique est faite sur le long terme au Qatar et elle ne dépend pas des alternances au sommet de l‘État”. Le nouveau chef de l’Etat du Qatar assure que le développement du pays reste “en tête des priorités” de son gouvernement.

Après la conquête diplomatique, un nouveau défi s’offre à l‘émirat : celui de rehausser la popularité de ses dirigeants auprès du peuple qatari.

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