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Egypte : une économie en voie d'asphyxie


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Egypte : une économie en voie d'asphyxie

Aujourd’hui l’Egypte ne vit plus que grâce à l’aide internationale. L’activité touristique, cruciale pour l‘économie, n’est plus ce qu’elle était : elle a fortement chuté dans les principaux points touristiques du pays : dans les grands sites historiques comme Le Caire ou Assouan ainsi qu‘à Louxor. Ce secteur qui représente plus de 11% du Produit intérieur brut, fait vivre trois millions de personnes.

“Mon activité a été réellement affectée, affirme Walid El Batouty, agent de voyage au Caire. Mon business était mourrant, de toute façon nous sommes mourrant depuis trois ans. Il faut que nous prenions un remède. Il sera dur à avaler mais nous allons le faire. C’est pourquoi les gens sont dehors”.

Les files d’attente s’allongent au Caire devant les stations service après les restrictions sur les carburants.
Les réserves de change de la Banque centrale égyptienne ont fondu en quelques mois et ne représentent plus qu’un trimestre d’importations.
La monnaie égyptienne se déprecie très rapidement et renchérit le prix des importations. L’Egypte importe beaucoup, notamment des céréales mais aussi de l‘énergie. Conséquence, les prix flambent et les égyptiens se serrent la ceinture. En 2012 les prix des produits alimentaires ont augmenté de 10% et les revenus des particuliers ont diminué de 11,5%.
En vain le gouvernement essaie de faire revenir les hommes d’affaires égyptiens partis après la chute de Moubarak. Les investisseurs étrangers eux, fuient le pays.
Loin des chiffres officiels, on estime que le chômage touche 18% de la population active et 45% de la tranche d‘âge 20-24 ans.

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