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Egypte: violences meurtrières entre militaires et partisans de Morsi


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Egypte: violences meurtrières entre militaires et partisans de Morsi

En Egypte, les nouvelles autorités du pays ont décidé de dissoudre la chambre haute du Parlement, dominée par les islamistes. Une manière d‘écarter un peu plus les Frères musulmans du pouvoir. Cette décision intervient deux jours après le renversement de Mohamed Morsi, issu de la confrérie.

Cette journée de vendredi a aussi été marquée par la mort d’au moins trois manifestants lors de heurts avec les forces de l’ordre. Des violences ont éclaté notamment aux abords d’un bâtiment de la Garde républicaine, où Mohamed Morsi serait retenu. Des témoins affirment que des partisans du président déchu ont tenté d’accrocher une photo de Morsi sur l’enceinte du bâtiment et que l’armée a alors ouvert le feu. Côté militaire, on assure n’avoir tiré que des balles à blanc et des gaz lacrymogènes.

Les supporters de Mohamed Morsi ont appelé cette journée, le “vendredi du refus” : refus de baisser les bras, refus d’accepter ce qu’ils appelent un “coup d’Etat”. Ils mettent en avant la légitimité de Mohamed Morsi, élu démocratiquement il y a un an. Certains leaders ont appelé à marcher en direction du palais présidentiel, un palais placé sous haute sécurité, comme tous les points stratégiques de la capitale.

Le ministère l’Intérieur avait prévenu en début de journée qu’il répondrait “fermement” à tout trouble.

Des heurts ont également été rapportés dans d’autres villes du pays, comme Suez, Ismailia et El-Arich. Des partisans de Mohamed Morsi ont tenté de pénétrer dans des bâtiments administratifs dans ces trois villes. Certains ont lancé des pierres. Les militaires ont riposté par des tirs en l’air et des tirs de grenades lacrymogènes dans la foule.

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